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Les Actions - 03/05/2011

 

DIE FREMDE, dans 27 pays et en 23 langues

 

Die Fremde

Pour la Fête de l’Europe, le Parlement européen a placé le Prix LUX 2010, Die Fremde (L'Etrangère, qui avait reçu le Label Europa Cinemas au Panorama de la Berlinale 2010), au centre d’une vaste opération menée dans toute l’Union européenne. Pour Europa Cinemas, il s’agit du deuxième partenariat avec le Parlement européen, après l’invitation lancée lors des Giornate degli Autori à 27 jeunes cinéphiles européens (27 Times Cinema). Explications avec Bertrand Peltier, administrateur en charge du Prix LUX.
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A Paris, une projection spéciale aura lieu à l'Auditorium de l'Hôtel de Ville (5 rue Lobeau - Paris 4ème) le lundi 9 mai 2011 à 18 h 30 (accueil à partir de 18 h 00).
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En quoi consiste cette « Journée du cinéma européen » autour du film de Feo Aladag?

L’événement ne prend pas exactement place sur une seule journée. Il s’agit de projeter un même film, L’étrangère, sous-titré dans les 23 langues européennes, dans les 27 États membres de l’UE, au cours de la même période : autour de la Fête de l’Europe, qui a lieu le 9 mai. Cet événement correspond à la volonté du Parlement de constituer un espace public européen comme l’avait été le jury de Venise (27 Times Cinema). En effet, les trois conditions de cet espace sont dans les deux cas réunies : unité d’action, de lieu et de temps.

Comment cet événement s’inscrit-il dans l’évolution du Prix LUX du Parlement européen?

Il fait entrer le Prix LUX dans le domaine public. Le film s’y prête bien sûr tout particulièrement, même si cette évolution n’est pas spécifiquement liée à ce film. En effet, pour l’instant nous avons travaillé sur deux terrains : les députés européens et les professionnels. C’est ce que j’appellerais la phase B to B (Business to Business). Désormais, et c’est une évolution que j’ai pressentie comme nécessaire après Cannes 2010, il nous faut nous adresser au public, à un même moment. Avec ces projections, nous nous inscrivons aussi dans la perspective du « Festival du Prix LUX » que nous voudrions organiser dans toute l’Union autour des films sélectionnés au Prix LUX.

Concrètement, comment s’organisent ces projections?

Trois entités travaillent en coopération avec nous : Europa Cinemas, pour la coopération avec les salles qui vont projeter les films ; les bureaux locaux du Parlement européen, qui travaillent avec les salles à faire de ces projections un événement ; et le Goethe Institut, qui a acheté les droits de projection du film dans un cadre institutionnel. La majorité des salles appartiennent au réseau Europa Cinemas. Mais nous nous inscrivons aussi dans la programmation d’opérations déjà en place. Ainsi, à Bruxelles la projection a lieu dans un complexe UGC. A Paris ce sont la Mairie et le Forum des Images qui le projetteront. Comme le film est majoritairement parlé en allemand, il est notamment présenté dans une version pour aveugles et malvoyants à Berlin et pour les sourds et malentendants à Vienne. Des débats sont organisés autour du film, auxquels assistent certains députés.

Vous en êtes satisfait?

Bien sûr ! Il y a cependant une réserve : les spectateurs n’auront pas l’occasion de croiser leurs regards. Au mieux, ils prendront conscience qu’ils regardent le film au même moment. Avec notre projet de Festival, nous voulons aller plus loin et mettre en place des plateformes d’échanges autour des films.

Quel est le rôle de la projection numérique?

Nous voulions au maximum profiter des potentialités du numérique mais ce n’est pas encore le cas cette année. Nous voudrions à l’avenir nous porter sur un mix de supports : mêler numérique, argentique, web, salles traditionnelles, lieux culturels … 

A la fin de l’événement, nous réunirons les 23 versions sous-titrées du film sur un même DCP. Je crois que nous sommes les seuls à avoir cette volonté de diffuser un même film dans les 23 langues de l’UE.

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www.luxprize.eu
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