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Le Réseau - 23/05/2007

 

3 Questions à Jean-Thomas Bernardini, Directeur, Imovision (Brésil)

 

Le programme de soutien aux films européens dans les pays hors-MEDIA connaît un grand succès. Il a permis à de nombreux films de sortir, en Amérique du Sud mais aussi en Asie, dans des pays considérés comme difficiles d´accès mais où il existe un public de cinéphiles reconnu.
Rappelons que European Film Promotion accompagne la présentation des films européens dans les principaux festivals d´Amérique latine et d´Asie. Europa Cinemas soutient ensuite la sortie des films européens dans les salles, dans un délai de 12 mois après leur projection officielle. Après Mar del Plata et Guadalajara en début d´année, les festivals partenaires sont Shanghai, Toronto, Rio de Janeiro et Pusan.

Jean-Thomas Bernardini est le directeur d´Imovision (Brésil),
soutenu notamment pour la distribution de Sophie Scholl, L´Enfant ou encore Marock

Comment les films européens soutenus trouvent-ils leur place sur le marché brésilien ?

Grâce à l´appui du programme, les films bénéficient d´un P&A plus agressif, ce qui facilite la communication avec les salles, notamment les multiplexes. La plupart des programmateurs de ces complexes, qui n´ont pas la culture du cinéma européen contemporain et n´ont que peu d´informations sur ces films, se basent quasi exclusivement sur le plan de lancement présenté par les distributeurs.

Les salles art et essai ont-elles un public suffisant ?

Je pense que le Brésil a une situation privilégiée. Il y a un nombre intéressant de cinémas art et essai et il existe un public cinéphile, bien informé et friand de cinéma de qualité. Bien entendu ce public est limité et peut décroître rapidement sans un effort permanent des distributeurs et des salles. Plusieurs salles art et essai se sont modernisées et arrivent a trouver leur public mais nous avons besoin que des salles modernes ouvrent et visent ce marché. Nous avons ainsi ouvert il y a deux ans la salle Reserva Cultural (4 écrans), dans l´avenue principale de São Paulo, qui est en constante progression. 

Quels seraient les moyens promotionnels à mettre en ouvre pour développer la pénétration des films européens ?

D´abord, une aide financière plus importante. Ensuite, la mise en place d´une mini structure de promotion du cinéma européen. A São Paulo, une attachée de presse locale pourrait alimenter le marché en news. Sur le modèle de ce que fait Unifrance pour les films français, nous aimerions pouvoir compter sur la présence des metteurs en scène et des acteurs lors du lancement des films. Enfin, la mise en place d´une Mostra qui présenterait les meilleurs films européens (achetés ou non), une fois par an, permettrait de mettre en avant les films européens. Lorsqu´ils sont présentés dans les Mostras existantes (São Paulo, Rio), les films européens sont perdus au milieu de 300 ou 400 films.

Mai 2007, extrait de la newsletter Europa Cinemas

www.reservacultural.com.br
www.imovision.com.br
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