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Actualités - 01/01/2012

 

Mariette Rissenbeek, Directrice générale, German Films

 

A l'occasion de la 16ème édition du Festival du cinéma allemand de Paris, Mariette Rissenbeek, Directrice générale de German Films, fait le point sur les activités de l'organisme de promotion du cinéma allemand.

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Comment s'est développé le soutien à l'export de German Films ces dernières années ?

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L'exportation des films allemands s'est considérablement développée. Depuis NIRGENDWO IN AFRIKA de Caroline Link et GOODBYE, LENIN!, de Wolfgang Becker, de nombreux films allemands se sont bien vendus à l'étranger. Les films qui se vendent sont très variés, de l'art et essai sophistiqué mais aussi des films commerciaux, qui trouvent leur place dans les salles étrangères. Les comédies de Til Schweiger remportent ainsi un grand succès en Russie. Au Japon, les films qui marchent ont souvent une composante musicale ou historique (par exemple GOETHE! de Philipp Stölzl, ou CLARA de Helma Sanders-Brahms). C'est donc bien la diversité du cinéma allemand qui s'est fait remarquer ces dernières années. Les cinéastes de ce que certains ont appelé la « Nouvelle Vague Allemande » ont été très bien accueillis en France. Comme je l'ai déjà mentionné, nous soutenons tous les genres de films. Néanmoins, chaque territoire a ses spécificités et, par exemple, les films que nous présentons lors des festivals du film allemand ne sont pas les mêmes à Madrid, à Moscou ou à Paris.

En ce moment, l'intérêt pour les films documentaires est indéniable. PIANOMANIA de Robert Cibis et Lilian Franck est ainsi projeté aux Etats-Unis. Mais d'autres films très différents sont aussi sortis récemment aux USA, notamment JANE GOODALLl : RETOUR A GOMBE de Lorenz Knauer et IM HIMMEL, UNTER DER ERDE de Britta Wauer.
Ce développement est accompagné par le soutien à la distribution, financièrement très intéressant pour les distributeurs indépendants. En 2011, nous avons soutenu 87 sorties de films, un chiffre en hausse. En premier lieu, nous avons soutenu des films de la Berlinale, ALMANYA de Yasemin Samderelli et PINA de Wim Wenders, mais aussi VINCENT, SES AMIS ET SA MER de Ralf Huettner, KOKOWÄÄH de Til Schweiger, QUI D'AUTRE A PART NOUS de Andres Veiel, DREI de Tom Tykwer ou IL ETAIT UNE FOIS UN MEURTRE de Baran bo Odar.

Néanmoins, si l'exportation des films allemands a connu une croissance exponentielle ces dernières années, cette tendance générale a été freinée par la crise. Les distributeurs versent des minimum garantis de plus en plus bas et sont devenus très prudents sur les sorties. En comparaison avec d'autres pays producteurs de films, l'Allemagne s'en est bien sortie. Il y a un fort intérêt pour les films allemands en France, aux Etats-Unis, en Russie et en Espagne mais aussi en Australie, en Chine, en Israël ou à Taiwan.

Quelles sont les grandes lignes du soutien de German Films ?

German Films intervient de différentes manières pour soutenir les films allemands.
Nous organisons des projections lors de grands festivals internationaux, auxquelles peuvent participer tous les films inscrits.

Le « soutien à la distribution » des films qui sortent à l'étranger, s'adresse uniquement aux films majoritairement « allemands » (d'un point de vue financier et artistique).
Il en est de même pour nos publications « German Films Quarterly » : seuls les films de production majoritaire allemande y figurent.

Lorsque des films allemands sont diffusés dans les festivals et qu'ils sont produits majoritairement par l'Allemagne, nous soutenons leur présentation à 100%. Les films de coproduction minoritaire reçoivent un soutien financier équivalent à l'apport financier allemand au film.
Les « Festivals du film allemand », quant à eux, font la part belle aux films de production majoritairement allemande qui se sont fait remarquer d'une manière ou d'une autre... par exemple en remportant un prix, en recevant un très bon accueil de la critique ou du public allemand, ou en participant à un festival important.

Quelle est la particularité des festivals de films allemands ? Pouvez-vous nous parler de l'initiative Next generation short Tiger?

Ces manifestations s'adressent au public, car la plupart des distributeurs en Europe ont l'opportunité de voir des films à l'occasion des festivals internationaux. C'est en France que l'intérêt pour le film allemand s'est fortement développé ces dernières années et la plupart des films du festival sont achetés avant celui-ci. A Moscou, le festival sert souvent de lancement pour la sortie d'un film commercial en salle.

Le Programme NEXT GENERATION SHORT TIGER présente d'un côté des courts-métrages produits par des étudiants et qui ne durent pas plus de 15 minutes et de l'autre des courts-métrages d'une durée maximale de 5 minutes produits soit par des étudiants soit par des réalisateurs. Le programme, dans son intégralité, est présenté en première à Cannes. Les réalisateurs ont l'occasion de participer à un grand festival international et de se faire ainsi des contacts. NEXT GENERATION SHORT TIGER sera présenté à l'occasion de différentes manifestions dans le monde. Les films de moins de 5 minutes peuvent être candidats au SHORT TIGER, un prix mis en place par le FFA en coopération avec HDF [l'association des exploitants] et qui a fusionné avec le programme NEXT GENERATION.

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Flora Anavi, Bastian Sillner
21 Novembre 2011

Liens :
Festival du Cinéma allemand de Paris, au cinéma l'Arlequin
German Films
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Soutiens d'Europa Cinemas à l'exportation des films allemands

L'intérêt des distributeurs étrangers pour les films allemands peut aussi se lire à travers les résultats de l'action de soutien d'Europa Cinemas aux sorties de films dans les pays Hors-MEDIA.
Depuis 2004, ce sont ainsi 23 films allemands qui ont été soutenus, aussi bien en Amérique latine qu'en Asie. Depuis 2010, ce soutien s'adresse aussi aux distributeurs des pays MEDA.
La liste des films soutenus est représentative de la diversité du cinéma d'auteur allemand, de SOPHIE SCHOLL, LES DERNIERS JOURS de Marc Rothemund à LE BRAQUEUR, LA DERNIERE COURSE de Benjamin Heisenberg, en passant par les films de Fatih Akin ou PINGPONG de Matthias Luthardt. Des résultats encourageants, comme le sont, par exemple, les bons chiffres de CHERRY BLOSSOMS de Doris Dörrie au Brésil ou du documentaire EL SISTEMA de Paul Smaczny en Corée du sud.
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Images (de haut en bas)

- Mariette Rissenbeek, German Films, juillet 2011
- L'affiche du 16ème Festival du Cinéma allemand de Paris
- IL ETAIT UNE FOIS UN MEURTRE de Baran bo Odar
- DREI de Tom Tykwer
- QUI D'AUTRE A PART NOUS de Andres Veiel
- Homepage : SCHLAFKRANKHEIT de Ulrich Köhler
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