28 Times Cinema

 

27 Times Cinema 2012

 

Rory O’Connor – Cinema Moviemento à Berlin (Allemagne)

 

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J’ai 24 ans et ai étudié les mathématiques et la  musique à Dublin il y a quelques années, et comme je ne savais pas quoi faire, j’ai décidé de quitter l’Irlande. Dans un premier temps, j’ai passé une année plutôt spartiate à Londres, une ville formidable pour cinéphiles. Il y a de tout, des séances de minuit de séries B aux grands multiplexes et bien sûr le fameux BFI (British Film Institute). Mais malgré toutes ses ressources, j’ai pensé que Berlin  serait plus mon genre. J’ai emménagé en novembre et je ne regrette pas une seconde. Je travaille actuellement en tant que projectionniste dans un cinéma mono-écran, qui programme des séances en plein air pendant l’été.

Le cinéma depuis…

Le cinéma a toujours eu une place importante dans ma vie. Mon plus ancien souvenir dans une salle remonte au début des années 1990, quand je me cachais sous un fauteuil pendant une projection de Blanche Neige.

Pourquoi le cinéma ?

C’est difficile de comparer le cinéma à d’autres médias. Je ne fais pas de différence entre la musique et les films. Les deux formes dépendent très souvent l’une de l’autre. Mais  j’ai toujours trouvé que  le cinéma était l’expérience la plus intense. Lorsque je m’assois dans un cinéma pendant deux heures, je suis complétement absorbé, même quand la salle n’est pas très confortable.

Le cinéma que j’aime

Si on parle de genres, je suis aussi calé en science-fiction que nul en films romantiques ou encore grand fan de films gores ou violents. J’ai toujours essayé de me plonger dans un film, un disque ou un livre sans préjugé. Je serais aussi content de revoir  Primer que je le serais de revoir  des films de Cronenberg ou de Billy Wilder. Dans les films d’horreur, les monstres les plus effrayants sont ceux qu’on ne voit pas ; je pense que c’est la même chose pour les dialogues. Il peut y avoir plus d’émotion dans un simple coup d’œil ou en quelques mots que dans un paragraphe entier. C’est pour cette raison que j’aime John Steinbeck et Cormac Mc Carthy. Les réalisateurs tels que John Cassavettes, Wong Kar Wai et Kelly Reichardt. J’ai toujours été fan des protagonistes de Gent- humbles et travailleurs, « sel de la terre »- comme Wall-E, provoquant un changement difficile et rêvant de choses meilleures, Peter Falk présentant fièrement sa femme déséquilibrée Mable à ses collègues de travail dans Une Femme sous influence ou tout autre meneur tel que Ramin Bahrani, pas sans son sac plastique.

Mes films préférés

Ce qui se  dégage de mes films préférés est sûrement  l’humanité. Le cinéma, comme tout autre art, est le meilleur lorsqu’il traite de ce qu’on est en tant qu’humain, comment on arrive à gérer les choses, comment on se réfère aux autres.

Dévoiler sa liste de films préférés est toujours très difficile. La plupart des œuvres des réalisateurs que j’ai mentionnés au-dessus devrait être en compétition. Cronenberg a été incontournable pendant au moins 40 ans mais il n’y a aucun autre film qui m’a le plus marqué que les trois que je vais  citer.

3e : Encounters At The End Of the World: aussi probant que Cassavettes et Cronenberg, Werner Herzog a été à la pointe jusqu’à la fin des années 1960. Mon réalisateur et la personnalité du cinéma que je préfère, qu’il s’agisse de ses classiques avec Kinski dans les années 1970 et 1980 ou ces derniers longs, il n’est jamais ennuyeux. Dans la réalisation de documentaires, il a été toujours plus loin. Avec son don inégalable pour faire parler les gens, il invente les histories les plus belles et les plus effrayantes. L’Antarctique pour le film Encounters était l’endroit idéal. Des personnages aventureux, surréels, d’autres lieux d’un autre  monde, un de ses thèmes préférés, les futiles tentatives de l’homme pour contrôler le monde naturel. J’ai dû le regarder une douzaine de fois.

2e : This is England: Le “meilleur du reste » doit être décerné à Shane Meadow pour son brutal portrait de la classe ouvrière désespérée dans l’Angleterre de Margaret Thatcher.  La musique et le décor vous donne un aperçu parfait du début des années 1980. Le jeune Shawn, plutôt heureux et entouré d’amis, va être pris sous l’aile de Combo (Stephen Graham est parfait dans le rôle) et fini par se perdre dans la culture nationaliste skinhead. Le casting est fort en tout point mais c’est le garçon qui donne sa force au film.  Je n’avais jamais vu une telle alchimie à l’écran. L’humour et l’affection sont véritables, le film réussit à capturer à la fois un sentiment de jeunesse imprudente et de camaraderie parfaite. Cela m’a tellement impressionné que je voulais le revoir encore et encore. Les séries télé qui ont suivis n’ont jamais été à la hauteur du film mais m’ont permis de revoir les personnages et de les voir grandir, ce qui était extraordinaire.

Tokyo Story: Pour moi Tokyo Story est de loin mon film préféré. Aucun autre film n’a eu un effet aussi profond sur moi. L’histoire de Yasujirō Ozu est simplement magnifique.  Il parle  de la vie, de l’amour, de la famille, de la vieillesse et de la mort. Un couple âgé voyage à Tokyo pour rendre visite à leur fils et leur fille, mais quand ils arrivent il ne trouve qu’une seule personne pour les héberger : Noriko, leur belle-fille veuve. Ils acceptent gracieusement sa  gentillesse et lui suggère de se remarier, c’est ce que leur fils aurait voulu. Mais ça ne sert à rien. Noriko reste à leurs côtés, comme si ils étaient du même sang, jusqu’à la fin. Le film m’a amené à réfléchir, plus que n’importe quelle autre œuvre d’art. Mais une chose m’a bouleversé. Quand on regarde ce film, nous pensons tous que nous sommes Noriko, et que nous comporterions de la même manière. Elle est tellement généreuse, sympathique, loyale et droite. Mais au fond de moi, je sais que j’ai les défauts du fils et de la fille. Le grand Roger Ebert a écrit : « Un film peut nous aider à corriger peu à peu nos imperfections. » C’est exactement ça. Et cela vous conduit à devenir une personne meilleure.

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Faire des films / parler des films sur Internet

Réaliser des films est une idée que j’ai toujours gardé à l’esprit mais jusqu’à présent je n’ai jamais eu suffisamment confiance dans ma créativité pour la réaliser. Ecrire sur les films est quelque chose qui me plaît vraiment. Je prévois de créer un blog et je vais commencer à contacter des magazines et des journaux. Je suis beaucoup de critiques.  Les articles de Roger Erbert sont très agréables à lire et c’est vraiment honnête, pour le meilleur ou pour le pire. Donald Clark de l’Irish Times est un de mes critiques préférés.

Le cinéma européen

Un film, c’est raconter une hsitoire, peu importe qu’il soit européen, américain, de Bollywood ou d’ailleurs. Mais je trouve le cinéma européen est plus marquant. Le standard artistique est plus élevé, je pense, que des maîtres comme Herzog ou Haneke ne pourraient exister nulle part ailleurs. Je pense que nous avons plus de sens de l’humour aussi.

Être européen

Je dirai que je me sens européen.  Même si cela a été délicat pour les Irlandais de par notre histoire, et les dernières années n’ont pas été plus faciles, mais je ne donne pas beaucoup d’importance à la politique. J’ai pas mal voyagé en Europe et partout où j’ai été l’Irlandais que je suis s’est toujours senti le bienvenu. J’ai fait l’effort de me comporter de la même manière quand je rentre à la maison. Je vis en Allemagne depuis presque un an maintenant et à ce stade, je l’appelle « la maison ».

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Ma salle de cinéma

Le cinéma que je représente est le Cinema Moviemento à Berlin. Un cinéma art & essai au cœur de Kreuzberg. Le Cinema Moviemento se vante  de sa programmation non conformiste, ce qui le différencie des autres. Un aperçu des deux prochains mois : festivals du cinéma espagnol, israélien, australien, à côté du « Festival du film pornographique de Berlin » et « Trop saoul pour regarder des films_ Le festival du film punk. » N’importe quel cinéma qui propose une telle sélection, des Q&A, une atmosphère sympathique vaut le coup, surtout pour 7,50€.

J’adore aller au cinéma. Je préfère généralement y aller seul. Si je suis avec quelqu’un, je dois être sûre que nous avons les mêmes goûts. Ce n’est pas que je veux absolument pouvoir en discuter, mais je trouve insupportable de savoir que la personne à côté de moi passe un mauvais moment. Quand je peux me le permettre, j’y vais au moins une fois par semaine, mais avec mon travail de projectionniste, j’y  suis tout le temps, ce qui est un vrai plaisir.

Dominic Horinek - Filmcasino à Vienne (Autriche)

 

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J’ai 21 ans, je suis l’aîné de trois frères et j’étudie la littérature comparée à l’Université de Vienne. En parallèle, j’écris pour un journal local et je travaille le samedi dans un magasin de vêtements.

Le cinéma depuis…

Je crois me souvenir que Le Roi Lion de Disney est le premier film que j’ai vu au cinéma et il reste parmi mes préférés. Il y a bien sûr aussi un épisode de Pumuckl , un dessin animé pour enfants, assez connu en Allemagne et en Autriche. Mais ma mère, elle, pense que le premier film que j’ai vu c’est Aladdin de Disney – les mères ont toujours raison, n’est-ce pas ? J’ai aussi vu des films à l’école, plutôt utilisés comme support pédagogique.

Pourquoi le cinéma

Je ne préfère pas le cinéma aux autres médias mais c’est le plus direct. Souvenez-vous du proverbe : « une image dit plus que mille mots ». Mais d’un autre côté, aucune adaptation n’est parfaite. Prenez le Seigneur des Anneaux : Peter Jackson  en a tiré un excellent film mais il n’a pas non plus réussi une adaptation trait pour trait fidèle à cette histoire fleuve. (D’ailleurs le format de série aurait été plus adapté comme pour Le Trône de fer : Games of Thrones.)

Et puis j’aime le cinéma ! Pour moi, le cinéma est une synthèse de tous les arts qui s’adresse à quasiment tous les sens humains. Par rapport au livre, le film est une compilation d’images animées, si ces images sont bien photographiées, elles donnent envie de regarder de plus près, d’observer chaque détail, de prêter attention à la musique… mais, comme pour un livre, le cœur d’un film, c’est une bonne histoire.

Le cinéma que j’aime

Probablement à cause de mes premières expériences en salle, je suis attaché aux vieux films de Disney comme Le Roi Lion, Robin des Bois, Aladdin, Peter Pan, etc… C’est vraiment dommage qu’on ne fasse plus de films comme ça maintenant. Pour moi, il est important que des films nous fassent prendre conscience de problèmes plus larges comme par exemple  La Baie de la honte (The Cove). Je considère le cinéma comme un bon moyen pour  faire de « l’edutainment » (education + entertainment) mais aussi du divertissement tout court ! J’attends d’un bon film qu’il me défie : avec des personnages bien construits, une histoire sinueuse, des petits détails d’importance capitale, des dialogues sensés comme dans Le Prestige de Christopher Nolan.

Mes trois films préférés

Mes trois films préférés (choix difficile, voici les trois premiers qui me viennent à l’esprit) :

  • Le Roi Lion 
  • I’m not there.
  • Le Parrain
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Parler de cinéma sur Internet

Jusqu’à présent, je n’ai jamais écrit sur un blog, ni participé à des forums de discussion en ligne parce que, quand je discute cinéma avec mes amis, je le fais de vive voix ou via facebook.

Faire des films

Je n’ai pas encore fait de film mais j’en ai bien l’intention. Le scénario d’un court-métrage est dans un tiroir et presque prêt !

Le cinéma européen

Le cinéma européen est formidable et unique. Il suffit de penser à Michael Haneke, réalisateur autrichien, qui écrit son scénario et puis se rend en France, y choisit ses acteurs, tourne tout le film en français, le projet étant financé par des producteurs français et allemands. Existe-t-il  ailleurs de tels exemples de coopération multiculturelle et polyglotte ?

Cela et les sujets abordés par le cinéma européen – la difficulté, la cruauté, la trivialité – le rendent précieux et appréciable.

Être européen

Je me sens tout à fait européen ! Malheureusement, je n’ai pas voyagé autant que j’aurais voulu. Si trois semaines est une période assez longue, alors je pourrais dire que j’ai vécu à Venise, mais c’était trop court !

Ma salle de cinéma

Je représente le Filmcasino à Vienne,  un cinéma historique, construit en 1911 mais dont l’aspect actuel date des années 1950.

Je n’ai pas vraiment d’habitudes pour ma sortie cinéma. Quand je suis avec des amis ou ma famille on parle du film, on achète du pop-corn (pas toujours !) mais on le finit toujours avant même le début des bandes-annonces. Lors d’un événement spécial, comme la première de The Dark Knight Rises (la fin d’une trilogie !), je m’habille pour l’occasion (par exemple en costume de Batman).

Quand je peux, je vais au cinéma deux fois par semaine et quand je laisse passer trop de temps entre deux séances, je ne me rappelle plus quel film j’ai vu la dernière fois. J’aime bien être accompagné d’amis, de mes frères ou de mes parents, mais pour moi le cinéma n’est pas juste un lieu à fréquenter. C’est un espace magique dans lequel je peux rencontrer les héros et les méchants des livres que j’ai lus, je les vois animés sur grand écran, et j’adore ça !   

Sven Jacobs – Sphinx Cinema de Gand (Belgique)

 

 

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J’ai 25 ans et j’ai étudié le génie génétique à l’université de Gand où j’ai obtenu un master en technologie de l’environnement. Aujourd’hui je travaille à temps-plein pour le gouvernement des Flandres de l’Ouest dans le service politiques et projets de la pêche et de l’agriculture.

Le cinéma  et moi

Mon intérêt pour le cinéma a commencé devant la télé en regardant des « vieux films classiques » sans pourtant bien comprendre de quoi il retournait. J’avais 6 ans quand je suis allée au cinéma pour la première fois. C’était pour voir Le Roi Lion et l’enfant que j’étais a été immédiatement captivé ! S’en sont suivies de nombreuses sorties au cinéma et depuis, ma fascination pour le film ne m’a jamais quitté.

Pourquoi le cinéma

Le cinéma est un média atypique où l'histoire, l'image et le son surgissent de façon homogène. C’est en racontant des histoires intéressantes, excitantes, touchantes ou encore  hypnotisantes, avec de belles images associées à de la musique, que le réalisateur réussit à faire adhérer le public. C’est d’une façon toute particulière que les films m’entraînent dans un monde où tout est possible, dans un espace provoquant toutes sortes de sentiments. Ce sont ces aspects qui font que le cinéma continue toujours de me surprendre et de me fasciner.

Le cinéma que j’aime

J’aime tout particulièrement les cinémas américain, français, italien et allemand. Mes réalisateurs préférés sont Stanley Kubrick, David Lynch and Rainer Werner Fassbinder.

Mes trois films préférés (pour le moment) :

  • Blue Velvet de David Lynch
  • Orange mécanique de Stanley Kubrick
  • 8 ½ de Federico Fellini
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Parler de cinéma sur Internet

Je lis beaucoup de critiques et d’articles de cinéma sur Internet mais je ne participe ni à des forums, ni à des blogs.

Le cinéma européen

Le cinéma européen recèle une grande diversité de perspectives et d’histoires. Chaque pays a une culture particulière du cinéma avec ses propres caractéristiques. C’est ce mélange qui garantit au cinéma européen une grande variété et globalement un niveau qualitatif élevé.

Être européen

Je me sens complètement européen. J’ai eu le privilège de vivre en Italie et en Allemagne pendant quelques années. Ces opportunités m’ont permis de vivre des expériences singulières, que je n’aurais pas connues dans d’autres circonstances. Il y a tant de régions et de villes fascinantes en Europe que je ne me lasserai probablement jamais de voyager sur ce beau continent.

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Ma salle de cinéma

Je représente le Sphinx Cinema de Gand. Un lieu qui a une programmation exceptionnelle, des équipements confortables et qui organise de nombreux événements sur des thèmes variés.

J’essaie d’aller au cinéma aussi souvent que possible pour voir les derniers films de mes réalisateurs préférés. J’y vais parfois seul mais j’essaie en général de convaincre des amis, comme ça après, on peut parler du film au sympathique Sphynx Café.

 

 

 

Anastas Punev - Dom na Kinoto à Sofia (Bulgarie)

 

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Je suis étudiant à Sofia, en Bulgarie. J’ai 23 ans et suis sur le point de passer mon diplôme d’avocat. Quand il me reste du temps, j’écris des critiques de cinéma ou de théâtre notamment publiés sur les sites www.stand.bg ou www.programata.bg .

Le cinéma depuis…

Depuis le début de ma vie consciente !! Probablement, mon lien au cinéma a été marqué par le premier film que mes parents m’ont emmené voir : La Liste de Schindler; j’avais cinq ans. L’influence de ma mère sur mes goûts cinématographiques a été déterminante depuis mon plus jeune âge.

Pourquoi le cinéma ?

Je ne dirais pas que je préfère une forme d’art à une autre parce que c’est plutôt une question d’humeur à un moment donné, mais je pense que le cinéma « surpasse » les autres arts dans la mesure où on peut y dire beaucoup, sans trop expliquer. L’image est le média le plus efficace. Dans une scène du film de Bunuel, Viridiana, où l’on voit le personnage principal sauver un chien et dans la scène suivante un autre chien est torturé, Jean-Claude Carrière remarque que c’est typiquement l’exemple qui montre qu’une métaphore au cinéma peut provoquer un effet qui prendrait au moins dix pages dans un livre, et ne serait peut-être pas aussi percutant au final.

Le cinéma que j’aime

Il faut distinguer deux genres de films. D’un côté, les films qui prennent des risques et qui prouvent qu’il n’y a pas de formule magique pour le succès. Ce sont des films provocateurs, refusant la narration et qui souvent n’atteignent pas le succès de leurs ambitions, néanmoins ce sont ces films qui permettent d’apprendre le plus du cinéma. D’autre part, ce sont les films plus linéaires, mais bien racontés, où l’on sent l’engagement émotionnel du metteur en scène, sans pour autant forcer la sensibilité du public.

3 films préférés

  • Le Charme discret de la bourgeoisie de Luis Buñuel (1972)
  • Éloge de l’amour – Jean-Luc Godard (2001)
  • Théorème de Pier Paolo Pasolini (1968)
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Parler de cinéma sur Internet

Je poste mes critiques sur mon blog et j’ai déjà écrit sur les forums bulgares, mais mon activité en ligne se concentre sur la publication de mes textes dans les sites mentionnés plus haut.

Faire des films

Pas encore mais j’ai participé à l’écriture de trois projets dont deux pour des concours de court-métrages (liens ci-dessous). Actuellement je coécris un scénario de long-métrage.

Drive : http://www.youtube.com/watch?v=ir6-7tdRTho

Asynchrony : http://vimeo.com/38768194

Le cinéma européen

Je pense qu'il n'y a pas eu d’époque plus dissolue que la nôtre, où 'l'européen' et 'l'américain' perdent leur sens un peu chaque jour. La comparaison correcte est entre 'commercial' et 'indépendant', pas en termes de budget, mais plutôt concernant le risque déjà mentionné, qu’un film peut prendre par le biais de sa réalisation. C’est le cas pour des films tant européens qu'américains, aussi bien des gros budgets que des petites productions. Toutefois, j’associe l'Europe à la tradition de réalisateurs affirmés, au style unique, choisissant des techniques atypiques et une approche cinématographique refusant le divertissement comme but ultime de l'art.

Être européen

Quand je pense aux endroits que j’aimerais visiter, les destinations européennes viennent en priorité, ce qui peut paraître étrange puisque, jusqu’à présent, je n’ai voyagé que sur le vieux continent. Je n’ai jamais vécu à l’étranger mais j’ai visité de nombreux pays européens : je rentre de Rome et je prévois de partir en Grèce quelques semaines après Venise. 

Ma salle de cinéma

Dom na Kinoto fait partie du réseau Europa Cinemas et c’est un cinéma qui a une longue histoire à Sofia, un des rares “vieux” cinémas encore ouverts à l’ère des centres commerciaux (de nombreux centres commerciaux ont ouvert en Bulgarie, accueillant souvent des cinémas multisalles offrant souvent une programmation plus “commerciale” – ndlt).

La seconde entre l’extinction de la salle et le début du film est un moment sacré pendant lequel j’imagine ce qui va se passer et, en même temps, je suis déjà sur le point de savoir si mon imagination a vu juste. J’aime cette seconde. Quand elle arrive, je ferme les yeux et j’entre dans le film.

Je vais au cinéma dès qu’il y a un film intéressant à voir. C’est particulièrement le cas pendant les deux festivals internationaux de Sofia, d’autant plus que certains films ne seront pas distribués commercialement. Le plus souvent, j’y vais accompagné mais j’aime aussi y aller seul, c’est le meilleur moyen de mieux comprendre le film. La marche à l’issue de la séance est la meilleure critique : si vous ne savez pas quoi dire, c’est que le film a contribué à votre vie.

Nelly Wernischová – cinéma Aero de Prague (République Tchèque)

 

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Pragoise, j’ai 24 ans et j’étudie le cinéma à l’université Charles de Prague. Avec des amis, nous publions un magazine culturel qui s’appelle H_aluze dont je suis rédactrice en chef et responsable de la rubrique cinéma.

Le cinéma depuis…

Enfant, j’allais peu au cinéma. Pendant mes études secondaires, j’ai commencé à y aller au moins une fois par semaine, notamment au ciné-club du lycée. Les sorties cinéma avec l’école étaient plus rares, une fois par an, en fin d’année, quand on a fini le programme.

Pourquoi le cinéma

Le cinéma, c’est magique pour moi. Quand je regarde un film, je me sens dans un espace à part, dans une autre vie. Je préfère le cinéma aux autres médias parce que je suis fascinée par ce que le média-cinéma réussi à faire de la réalité.  

Quel cinéma

Je préfère les films qui ont un style visuel particulier comme par exemple Le Cheval de Turin, Amélie Poulain, Trainspotting, Amours chiennes, etc…

Difficile de choisir trois films préférés : ils changent tout le temps ! En ce moment, c’est Le Cheval de Turin, Kochegar (un film d’Aleksei Balbanov que j’ai vu au 38e Summer Film School à Uherské Hradiště) et Marketa Lazarová (du réalisateur tchèque Frantisek Vlácil ).

Parler de cinéma sur Internet

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Quand j’étais au lycée j’avais fait mon propre blog. Maintenant, je participe seulement au CSFD (base tchéco-slovaque de films) mais de façon sporadique.

Faire des films

Non, je ne fais pas de films ; je préfère les regarder et écrire des critiques dans mon magazine H_alluze.

L’Europe

Je ne me sens pas vraiment européenne. Je n’ai pas beaucoup voyagé jusqu’à présent, alors j’ai hâte d’aller à Venise !

Ma salle Europa Cinemas  

Je représente le cinéma Aero de Prague. J’adore cette salle art & essai, l’équipe du cinéma est très sympa et c’est un endroit vraiment cool.

En général, j’arrive au cinéma en avance, je bois un verre et je discute avec mes amis. J’aime arriver à l’heure pour voir les bandes-annonces et choisir quels films j’irai voir ensuite. Après la séance, je reste un peu au cinéma pour discuter du film.

Je vais au cinéma une ou deux fois par mois et j’y retrouve mes amis pour discuter des films au programme. Comme je l’ai dit, j’adore passer du temps au Kino Aero car j’y ai pas mal d’amis et le cinéma est vraiment bien.

 

Kyriacos Demetriou, Rialto Theatre à Limassol (Chypre)

 

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J’ai 25 ans et j’ai un Master en Réalisation Numérique pour le Cinéma et la Télévision, obtenu à l’université de Bournemouth au Royaume-Uni. J’ai été embauché comme assistant caméra par Olympic Broadcasting Services (OBS) pour les prises de vues des Jeux Olympiques qui viennent d’avoir lieu à Londres. J’ai filmé les compétitions de basketball, cyclisme et bi-cross. Un millier d’étudiants et de jeunes diplômés ont été ainsi embauchés, choisis parmi les meilleures universités du pays. C’était une des expériences les plus marquantes de ma vie.

Pourquoi le cinéma

Bien que j’aime énormément la télévision,  je dois dire que le cinéma est ma vraie passion. Je vais au cinéma depuis mes 8 ans. La sortie hebdomadaire au cinéma avec les parents ou des amis est rapidement devenue systématique. A l’adolescence, j’ai découvert les atouts de la réalisation indépendante et du cinéma européen parmi tant d’autres cinématographies. C’est à ce moment que j’ai décidé de suivre mon instinct et de me lancer dans une carrière liée au cinéma ou à l’industrie des médias.

Pour moi, le cinéma est d’abord une forme d’art, divertissement ensuite. Bien que j’aime beaucoup lire, je trouve les éléments visuels du cinéma plus plaisants et, pour l’un comme pour l’autre, j’aime être entraîné par l’histoire. Mais j’exige aussi du film qu’il suscite l’analyse et la réflexion.

Quel cinéma

Je suis surtout intéressé par les films indépendants et ceux réalisés avec une réelle liberté de création artistique. Mon réalisateur préféré est Terrence Malick.

Mes trois films favoris, si je dois les choisir, sont : The Tree of Life (2011), Le Parrain (1972), La Leçon de piano (1993). Je trouve des qualités à tous les genres cinématographiques car pour moi ils sont tous uniques dans leur propre style. Mais mes préférés sont le drame, en raison de la façon dont ce genre exploite ses thèmes à travers la mise en scène, et l'animation, en raison de son potentiel artistique et créatif infini.

Faire des films

Lors de mon master, j’ai fait quatre courts-métrages. J’ai tout juste terminé la post-production de mon film de fin d’études et je suis maintenant en train de l’envoyer dans des festivals. Je voudrais faire un autre court-métrage avant de m'attaquer à un projet de long, que je voudrais réaliser dans mon pays d'origine.

Europe & Culture

Ma nationalité chypriote et ma citoyenneté britannique m'ont permis d’acquérir une bonne connaissance des deux cultures différentes. Bien que né et ayant vécu en Angleterre pendant cinq ans, je me considère chypriote-grec et j’admire la riche histoire non seulement de mon propre pays, mais de l'Europe toute entière.

 Ma salle de cinéma

À 27 Times Cinema, je représente le Rialto Théâtre de Limassol, la deuxième ville de l'île après Nicosie, la capitale. Le lieu a été abandonné pendant de nombreuses années, mais grâce à un financement de la Banque d’épargne coopérative de Limassol, il a été réhabilité à la fin des années 1990 et peut désormais être considéré comme le centre d’arts de Limassol. En plus des séances de cinéma et des festivals de courts et longs métrages, le Rialto Théâtre accueille et présente de nombreux spectacles. Situé au cœur de la ville et maintenant connu à travers tout le pays, il contribue énormément à l’animation culturelle du pays.

J’aime être surpris par les films, c’est pour cette raison que j’ai arrêté ou que j’évite autant que possible de regarder les bandes-annonces : elles interfèrent vraiment  avec ma première expérience de visionnage d’un film. Je préfère être confortablement assis et «profiter de la balade», ce qui, cependant, est en contradiction avec mon côté analytique qui me pousse à analyser tous les aspects techniques du film. D’ailleurs, j’adore discuter et partager mes réflexions après la séance. Bien que je préfère aller au cinéma avec des amis ou en famille parfois je me retrouve à y aller seul et, en de rares occasions, je finis par rejoindre les conversations d'autres spectateurs qui discutent du film dans le hall après la séance.

Ce sera ma première fois à Venise et en Italie et j’ai hâte de participer à cette expérience qui promet d'être vraiment merveilleuse.

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Simon Orberg – Biffen Art Cinema à Aalborg (Danemark)

 

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J’ai 19 ans et je viens de finir le lycée, qu’on appelle STX au Danemark. J’ai prévu de passer un an en Angleterre avant de commencer l’université. Mes matières préférées au lycée étaient l’histoire, le danois, la biologie et l’anglais, mais ma vraie passion c’est le cinéma, en particulier la réalisation de vidéos en ligne. J’avais environ 15 ans quand j’ai découvert l’univers exponentiel des vidéos en ligne, de qualité variable, et il ne m’a pas fallu longtemps pour que je plonge dans le genre méconnu du « vlog » (blog en vidéos). C’est devenu mon hobby et il m’a permis de mieux comprendre le cinéma, notamment les techniques de réalisation, et de me faire des amis partout dans le monde.

Comment j’ai découvert le cinéma

De la même façon que mon intérêt pour la réalisation est assez récent, il en est de même avec ma relation à la salle de cinéma. Bien sûr, je suis toujours allé au cinéma mais quand j’étais petit c’était plutôt une sorte de divertissement « pas cher ». Ni mes parents, ni l’école ne m’ont fait changer cette perception du cinéma; jusqu’à ce que mon oncle ne me fasse découvrir la folie des Monty Python ou les films de Woody Allen. J’ai alors découvert les profondeurs de la création et les perspectives d’exploration philosophique que permet le média cinéma.

Pourquoi j’aime le cinéma

Je préfère le cinéma aux autres médias, car il est l'aboutissement de presque toutes les formes d'art et d’expression connues de l'homme. Le cinéma est très proche de l'art pictural. Les acteurs utilisent des outils similaires à ceux du théâtre. L’écriture scénaristique demande une connaissance des ficelles narratives. La bande son est évidemment une expression musicale qui correspond à l'ambiance du film. Le montage est quelque chose qui n'est possible que dans cet art, et c'est une différence fondamentale par rapport à d'autres formes artistiques et même la réalité. Le montage donne au réalisateur la possibilité de modifier sa propre création et de raconter une histoire non seulement à travers le film, mais aussi avec lui.

Le cinéma que je préfère

Les films que je préfère sont – pour faire court – ceux qui me font rire. Bien sûr, j’aime aussi les films qui me font pleurer, repenser mon existence, crier de terreur ou qui me font m'asseoir tendu sur le bord de mon siège, mais j'ai toujours considéré le rire comme la plus vraie des émotions. Peu de films manient avec complexité ce spectre des émotions humaines, mais le peu qui y parviennent sont les plus proches de mon cœur. Annie Hall de 1977 est un parfait exemple de cela. Le film du Danois Adams Æbler y arrive également, c’est pourquoi il est un de mes films danois préférés.

Si je dois n’en choisir que trois, mes films préférés sont :

Shaun of the Dead (UK 2004)
Le Premier jour du reste de ta vie (France 2008)
Annie Hall (USA 1977)

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Le cinéma online

Je suis un membre assidu de nombreux forums de discussions sur les films comme Reddit.com mais surtout je participe à une chaîne de critique filmique sur Youtube appelée TheLoveHateTriangle.

Mon travail consiste à faire des vidéos où je passe en revue des films, récents ou anciens. L'autre partie de l’équipe se compose de deux amis en Angleterre qui s’occupent des livres et de la musique.

Faire des films

Comme mentionné plus haut je fais des vlogs sur une chaîne sur YouTube, appelée 1992jarhead, j’y fais aussi de temps en temps des sketches souvent inspirés par les films que j'aime. Je suis la seule personne impliquée dans cette chaîne, je dois donc tout faire : écrire, jouer tous les rôles, filmer, monter et mettre en ligne.

Le cinéma européen

Je pense que le cinéma européen a, dans le reste du monde, la réputation d’être destiné à des critiques d'art prétentieux et, même si c’est vrai dans certains cas, le cinéma européen peut offrir beaucoup plus, sans pour autant devenir Hollywood.

Être européen

Ce qu’il y a de formidable avec Internet, c'est qu’on est en mesure d'apprendre à quel point on se ressemble les uns aux autres, d'où que l’on vienne. Toutefois, en me familiarisant avec différentes cultures du monde entier, mon identité à la fois danoise et européenne n'a fait que se renforcer, ce qui semble effectivement un peu paradoxal. J'ai souvent voyagé en Europe et ai passé quelques années en République tchèque quand j’étais enfant.

Ma salle de cinéma

Je représente le Biffen qui se situe dans le quartier de Nordkraft à Aalborg. C’est un cinéma qui se décrit lui-même comme un cinéma d’art et même si on peut toujours débattre des qualités artistiques des films programmés, ce qui ne fait pas de doute c’est le type de public que le cinéma attire. Il y a une vraie différence entre les personnes qui fréquentent le Biffen et ceux qui vont au cinéma du coin qui passe des films mainstream. C’est pour ça que j’aime cet endroit. Les gens qui y viennent semblent tous respecter le médium film.

Quand j’ai assez d’argent, j’essaie d’aller au cinéma deux fois par mois. Parfois j’aime y aller seul, d’autres fois avec des amis : ça dépend du film. Un truc que j’aime beaucoup faire, ce sont les marathons de films, avant ou après la séance au cinéma, par exemple toute la filmographie d’un réalisateur ou tous les films d’une série. Comme cela, je remets les films dans leur contexte.

Dagmar Treial – cinema Artis à Tallinn (Estonie)

 

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J’ai 18 ans et je suis lycéenne à Tallinn, capitale de l’Estonie. Pour ceux qui connaissent Stalker, le chef d’œuvre de Tarkovski, je peux dire fièrement que j’habite pratiquement dans « la Zone », le film ayant été tourné au cœur de ma ville. Je cherche – et trouve – souvent l’inspiration dans le cinéma, mais je suis aussi très attirée par la musique et la littérature.

Mon premier film au cinéma

Je pense que le premier film que j’ai vu au cinéma était Babe : le cochon dans la ville, ce n’est clairement pas un chef-d’œuvre, mais je devais avoir environ 4 ans et je me souviens que j’étais stupéfaite de voir un cochon parler ! Par conséquent, je crois que ma toute première expérience du cinéma m'a entraîné dans le monde magique du film où tout est possible.

Pourquoi j’aime le cinéma

Je pense que si je suis tellement obnubilée par le cinéma, c'est qu’il possède une forte puissance suggestive et il est donc beaucoup plus influent que n'importe quel autre type d'art. Tout le monde connaît le mythique film des frères Lumière L'Arrivée d'un train en gare de La Ciotat et on sait l’effroi qui saisit les spectateurs, pensant que le train allait réellement leur rouler dessus. Bien sûr, les temps ont changé depuis, mais je pense que le public est toujours aussi facile à manipuler à travers les films. Pendant une ou deux heures, les spectateurs sont entraînés dans la réalité parallèle du film, loin de leur vie quotidienne. Cette « autre réalité » est aussi un fantastique moyen de voyager à travers le temps et l’espace, et pour le réalisateur c’est un terrain de jeu sans limites.

Le cinéma que je préfère

Il n’y a pas de genre particulier que je préfère. Je pense qu’il y a un temps et un lieu pour toute œuvre, qu’il s’agisse d’un vieux film de série B (tellement mauvais qu’il est en réalité bon) ou d’un film art et essai étranger récompensé en festival : je regarde tout, c’est toujours intéressant. En ce moment, par exemple, je m’intéresse aux vieux films de samuraïs mais la semaine prochaine je me concentrerai peut-être sur quelque chose de tout à fait différent. Les films que je trouve particulièrement importants sont souvent pour moi source d'inspiration et de réflexion.

Mes trois films préférés

Il m’est très difficile de répondre à ce genre de question, parce que je n'ai pas le cœur de choisir seulement trois films parmi tous ceux qui m’ont marqué. D’un autre côté, je peux répondre en citant les films que j’ai le plus souvent regardés : La Dolce Vita de Federico Fellini, Withnail and I de Bruce Robinson et Pulp Fiction de Quentin Tarantino. Mes autres favoris sont parmi les films de Godard, Antonioni, Bergman, Almodóvar ou Kubrick.

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Le cinéma européen

J’aime le cinéma européen pour sa diversité. À représenter des personnes avec autant d’origines et d’histoires différentes, ça le rend frais et multiple. J’ai aussi l’impression que le cinéma européen est tolérant et parfois même brutalement honnête. Pour moi, le cinéma européen est comme un grand forum où le débat est large et actuel.

 

Être européen

Je pense qu’être européen est un peu une identification naturelle pour ma génération. Maintenant que les frontières ne sont plus des barrières, c’est vraiment très facile de voyager en Europe et même de vivre à l’étranger. Je n’ai malheureusement pas encore eu la chance de vivre cette expérience, mais je voyage autant que possible. Je passe presque toutes mes vacances à parcourir l’Europe, à explorer des pays inconnus ou redécouvrir ceux que je connais déjà.

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Ma salle de cinéma

Aux Venice Days, je représenterai le cinéma Artis, un petit cinéma, assez récent et agréable qui offre une sélection de films art et essai et un large éventail de film européens. Ce que j’aime dans ce lieu, c’est qu’il offre aux jeunes cinéphiles comme moi la possibilité de « faire partie » du cinéma et d’apprendre progressivement sur le tas « comment marche » une salle en réalité.

 

 

 

 

 

Lucia Baskarian – Cinémas Sadecine à San Sebastian (Espagne)

 

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J’ai 24 ans, j’étudie le théâtre mais je travaille en ce moment comme professeur d’anglais.

Pourquoi le cinéma

 Je vais au cinéma depuis que je suis enfant. J’ai de très bons souvenirs de ces sorties avec mes parents. Aller au cinéma était toute une aventure : c’était l’endroit où la magie opérait. Je lisais aussi beaucoup mais le cinéma a un truc en plus : des images sur grand écran. Les émotions humaines transmises par les acteurs, la musique qui exacerbe les scènes, les couleurs, des paysages et des endroits jamais vus avant…

Le cinéma que j’aime         

Quand on me demande quel type de film je préfère, je réponds toujours : les bons. Peu importe qu’il s’agisse de science-fiction, de comédie, d’action ou de drame, si l’intrigue, les acteurs et le réalisateur sont bons, je suis sûre que je vais bien aimer. J’aime beaucoup le film Matilda : quand je l’ai vu, c’était la première fois que je m’identifiais autant à un personnage ; une petite fille qui adore lire des livres pour fuir la réalité qu’elle n’aime guère. « Ils ont fait un film sur moi ! », ai-je pensé alors.

Mes 3 films préférés

Si je dois choisir trois films préférés, je crois que ce serait Boulevard du crépuscule de Billy Wilder, Le Parrain et Pulp Fiction. Je sais que ce n’est pas un choix très original et que les films sont déjà un peu vieux mais je pense que les films bien faits ne se démodent pas.

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Parler de cinéma sur Internet

Je ne participe pas souvent à des forums en ligne mais j’ai mon propre blog sur lequel j’écris à propos de tout ce qui m’intéresse : les films que j’ai vus, les livres que j’ai lus, les nouvelles que j’aime inventer…

L’Europe

Je me sens européenne et j’aime voyager en Europe. C’est amusant : le dernier endroit que j’ai visité c’est précisément… Venise, et on ne peut pas ne pas tomber amoureux de cette ville.

Ma salle de cinéma

Je représente le groupe de cinémas Sadecine composé des trois plus anciens établissements de San Sebastian : Principe, Trueba et Antiguo Berri. Quand j’ai su qu’ils sélectionnaient des jeunes pour aller à la Mostra voir des films et écrire, je ne pouvais imaginer plus belle opportunité !  J’ai pensé que ça me correspondait parfaitement et que ça serait l’occasion de rencontrer des personnes qui ont les mêmes centres d’intérêt que moi. Je ne fréquente quasiment que des salles du réseau Europa Cinemas, c’est pour moi un signe de qualité de programmation.

 

Mes habitudes de cinéphiles ? Je regarde les films en langue originale et j’essaie d’aller au cinéma au moins une fois par semaine. Aucun problème si je dois aller seule au cinéma mais je préfère quand même y aller accompagnée pour pouvoir discuter du film après la séance.

François Grémaud – Cinéma Lux à Caen (France)

 

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J’ai 22 ans et je suis passionné par le cinéma et les images animées. J’ai une licence en « Théorie et histoire du cinéma » et je vais bientôt me spécialiser en vidéo à l’École des beaux-arts.

Depuis quand je vais au cinéma

 Je ne me souviens pas depuis quand je vais au cinéma exactement. Quand j’étais petit mes parents et mes grands-parents m’emmenaient voir les films de Disney, des dessins animés ou des films d'autres horizons(asiatiques en particulier). C’était extraordinaire ! Plus tard, je devais avoir 14 ans, j’y suis allé avec l’école, dans le cadre du programme « Ciné-collège », organisé par le CNC. C’était vraiment intéressant, j’y ai vu des films dont je n’avais jamais entendu parler avant.

Pourquoi le cinéma ?

C’est une bonne question ! Je pense que je suis fasciné par les images en mouvement.

Comparé aux livres, le cinéma permet un accès direct à autre chose, il nous hypnotise et nous transporte avec lui. Le système de projection est en soi quelque chose de très hypnotique. Les images, même si leur sens reste secret ou occulte, peuvent nous entraîner avec elles grâce à leur beauté. De plus, le cinéma nous fait voyager tout autour du monde, voire même dans d’autres mondes, grâce à la science-fiction ou aux films expérimentaux.

Le cinéma que je préfère

Incontestablement, ce sont les films expérimentaux. Ils sont importants en ce qu’ils essaient de donner une autre vision, une autre dimension au cinéma. Ces films tentent de parler l’authentique langage cinématographique et non pas la langue des livres ou des récits. Ils me procurent frissons et émotions. Je n’ai pas besoin d’une grande histoire pour aimer un film mais de belles images. Le cinéma ce sont des images qui bougent et pas une fabrique d’histoire, ça doit nous donner des émotions sans nécessairement de compréhension immédiate. C’est vraiment très important.

Mes trois films préférés

Pas facile comme question… il y a tellement de films que j’aime. Mais je dirais :

  • Sans Soleil (Sunless), Chris MARKER, 1983 (Le film que j’ai le plus regardé ! J’adore la poétique voix off qui contraste avec les images montrées)
  • Walden, Jonas MEKAS, 1962
  • Koyaanisqatsi, Godfrey REGGIO, 1982
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Le cinéma sur Internet

Je n’ai jamais participé à des forums en ligne et je n’ai pas de blog. Enfin, si, j’ai une espèce de blog sur Arte Creative où je poste mes films expérimentaux, vous pouvez les voir ici :  http://creative.arte.tv/fr/space/Electric_Love/messages/

Le cinéma européen

Le cinéma européen est une réelle chance pour le cinéma lui-même. Hollywood nous montre un certain aspect du cinéma. On peut l’aimer ou le détester mais ce ne sont rien d’autres que des images. Je suis certains que le cinéma a tout un tas d’aspects intéressants. Le cinéma européen n’a pas peur de montrer des images différentes et pas seulement des images policées.

Être européen

Je me sens vraiment européen. Je pense que c'est même ma première prise de position politique; quand j'étais jeune, je ne me souciais pas d'être français, allemand ou italien, mais j'étais fier d'être européen. C’est peut-être à cause de ma double culture : mon père est suisse et ma mère est française, du coup j’ai toujours eu la double nationalité. J’ai grandi avec cette particularité et j’ai toujours senti que j’appartenais à quelque chose de plus large qu’un seul pays. Dans le monde actuel, la nécessité d’aller au-delà des « identités nationales », de repenser les challenges environnementaux, économiques et politiques qui nous attendent, me paraît évidente.

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Ma salle de cinéma

Je représente le cinema Lux à Caen. J’aime ce cinéma parce qu’il est différent de ceux que je fréquentais auparavant. Je vis à Caen depuis peu, pourtant je venais déjà au Lux quand des événements particuliers y étaient organisés. Ça a été une vraie révélation pour moi : le cinéma n’est pas seulement un lieu de projection des films mais aussi un endroit où discuter, rencontrer d’autres passionnés et même louer des DVD ! Certain sont rarissimes, comme les films de Chris Marker.

Chaque film est une expérience unique, on ne peut avoir d’habitudes ! Cependant il y a deux choses obligatoires : voir le film en langue originale et s’asseoir au fond de la salle.

Je vais au cinéma aussi souvent que possible, seul ou avec des amis. Pour moi, ça fait partie du quotidien ! Mais je n’ai jamais mangé ou bu dans un cinéma, tout simplement parce que ce n’était pas possible. Au Lux, on peut boire un verre et manger après le film ce qui permet de partager son point de vue avec les autres spectateurs !

Jesse Raatikanen – Kino Liris à Lahti (Finlande)

 

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J’ai 20 ans et j’étudie les arts de la scène au lycée Kallio, à Helsinki. J’aimerais un jour devenir acteur et j’ai déjà participé à des projets professionnels, notamment une mise en scène de L’Avare de Molière (m. e. s. Neil Hardwick) pour le théâtre d’Helsinki en 2010 et un film finlandais Miss Blue Jeans du réalisateur Matti Kinnunen. D’une certaine façon, j’ai toujours joué dans ma vie, du plancher du salon de chez moi, jusqu’aux vrais planches et plateaux, dans des troupes de jeunes etc. Il me reste encore à percer, mais j’espère que ça va venir !

Le cinéma depuis…

Quand j’étais petit, ma mère m’emmenait voir tous les films de Disney et de Pixar et je m’étais juré que je n’irai jamais voir que des films animés. Un acteur réel à l’écran ? Non, merci ! Depuis, j’ai grandi et Harry Potter, Le Seigneur des anneaux, Spider man… sont sortis. J’étais un vrai fan !

J’ai vu deux films avec l’école : un film finlandais qui s’appelle Rollo and the Woods Sprite (Rölli ja Metsän henki en finnois). Les enfants ici adorent Rölli, le personnage principal. Et l’autre film, c’était le premier Narnia.

Pourquoi j’aime le cinéma

Je n’aime pas le cinéma… je l’adore ! Regarder des films est mon plus grand passe-temps, depuis longtemps. Je ne comprends pas comment certains aiment les voitures, d’autres le sport… La caméra est un moyen si efficace de montrer au public des choses qu’il n’a probablement jamais vues avant ! On peut montrer la vie, la mort, les aventures, et soi-même dans un film. Un film est un drame dans le monde entier. Presque tout le monde peut regarder des films et apprendre d’eux, c’est là leur force singulière.

Eh oui, je regarde plus de films que je ne lis de livres ou ne regarde la télé. De nos jours, il n’y a rien de vraiment bien à la télé, d’ailleurs vous pouvez acheter votre programme préféré si vous voulez. J’adore lire, surtout des mémoires et des biographies. J’ai toujours adoré ces genres littéraires.

Le cinéma que je préfère

Rien ne vaut un bon film. De nos jours, avec les effets spéciaux vous pouvez faire ce que vous voulez avec tous ces fonds verts, bleus et autres. Certains cinéastes savent comment l'utiliser correctement, d'autres pas. Dans les films d’aujourd’hui, beaucoup les utilisent trop.

C'est peut-être pour ça que je préfère les films des années 1970. La technologie était simple et il fallait être plus créatif. Par exemple Yoda et E.T. étaient des marionnettes dans les versions originelles. Un morceau d'art. Dans les nouvelles versions, c’est la magie de l’ordinateur qui, à mes yeux, n’est pas aussi réussie.

Je ne pense pas qu'il y ait un genre que je n'aime pas. Le drame est peut-être mon préféré. Les comédies bien sûr, tant qu’on rit ! En un sens, les biopics m'intéressent le plus. La véritable histoire d'une personne réelle. Cela peut être quelqu'un que vous admirez, quelqu'un que vous ne pouvez absolument pas supporter. Dans le meilleur des cas, le film ouvre de nouvelles perspectives jusqu’ici inconnues. Peu importe le genre si un film est bon.

Mes trois films préférés

Dans l’absolu ? La plus difficile des questions… je ne peux n’en citer que trois, impossible. Je peux dire mes films préférés « du moment » mais je ne pourrai jamais dire mes films préférés dans l’absolu.

J’ai fait une liste. Je m’insurge et nommerai quatre films : Lawrence d’Arabie (David Lean, 1962), Burt Munro (Roger Donaldson, 2005), La liste de Schindler (Steven Spielberg, 1993), The Ghost Writer (Roman Polanski, 2010) et Kramer contre Kramer (Robert Benton, 1979). Oups… ça fait 5 !

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Parler de cinéma sur Internet

J’ai longtemps pensé créer mon propre blog mais je crois que je n’aurais jamais pu le tenir à jour. Sur Internet, j’utilise surtout IMDb. Tout le monde devrait. C’est la meilleure base. J’ai déjà donné mon avis sur plus de 1 700 films et émissions télé. Je ne participe pas activement aux conversations en ligne mais je lis souvent les commentaires des autres utilisateurs.

Faire des films

Non, et je n’ai pas de caméra, ni de savoir-faire. J’ai parfois joué dans les projets d’amis, mais ça reste anecdotique…

Le cinéma européen

Le cinéma européen est vraiment important. De nombreux films européens montrent le point de vue d'un homme ordinaire, qui pourrait être vous ou moi. Les films semblent parler de petits problèmes, qui, en réalité, sont des questions importantes. Dans le cinéma européen, on n’a que rarement le point de vue d’un président ou d’un héros, mais celui de quelqu’un qui nous ressemble.

Être européen

Ces dernières années, j’ai ressenti de façon plus évidente mon appartenance européenne. Je l’ai toujours su, bien sûr, mais c’est plus concret aujourd’hui quand nous devrions tous nous serrer les coudes mais ne le faisons pas. Nous vivons ensemble sur la même planète Terre et nous devrions agir en conséquence. Discuter au lieu de se disputer. L'égoïsme ne résout rien.

Ma salle de cinéma

Ma salle se situe à Lahti, où j’ai vécu  pendant 13 ans. C’est le magnifique et atmosphérique Kino Liris. C’est un petit cinéma avec une seule salle, maintenant équipée en numérique. On peut y voir des films que le « grand » cinéma de la ville ne montre pas : des films européens, festivals de court-métrages, prix avantageux etc… En échange de prix plus accessibles, Kino Liris offre surtout un choix alternatif et une large fenêtre d’exposition pour les films finlandais.

Je n’ai pas vraiment d’habitudes quand je vais au cinéma, à part que je tiens à être à l’heure. J’aime flâner avant la séance pour regarder les affiches des films à venir, observer les autres spectateurs… je vais parfois au cinéma seul quand je veux voir un film qui n’intéresse pas les autres ou si je veux vraiment me concentrer. Parfois j’achète du pop-corn (jamais de bonbons : le pop-corn est propre au cinéma, pas les bonbons !). J’aime l’ambiance de la salle de cinéma.

Eleni Thanou - cinéma Danaos à Athènes (Grèce)

 

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Je suis actuellement en train de finir mes études en Communication, Media et Culture à l’université Panteion.

Le cinéma depuis…

Malheureusement, il n’y avait pas de cinéma là où j’ai grandi (à Aliveri, Evia). J’ai vu seulement deux films quand j’étais petite, quand nous allions à Athènes. Le premier a été Maman, je m’occupe des méchants : je ne devrais peut-être pas le mentionner vu la note qu’il a sur IMDb ! Le deuxième était L’Homme qui murmurait à l’oreille des chevaux. Puis, quand j’ai eu 12 ans, ma famille a déménagé à Athènes et là, j’ai passé presque tous mes week-ends au cinéma.

Pourquoi le cinéma

J’aime le cinéma parce qu’il mélange différentes formes d’expression artistique. Quand je regarde un film, je m’abandonne à la narration, aux images,  à la musique, etc… Il y a tant de stimuli en même temps. J’aime tous les arts mais le cinéma a tout.

Le cinéma que je préfère

Tous les types de cinéma ont de l'intérêt pour moi. Mais je préfère l'animation surtout dans ses formes traditionnelle, quand ils sont dessinés à la main ou fait en stop-motion, c’est de la magie pure.

Mes 3 films préférés

  •  La Vie de Bryan des Monty Python
  • La Belle et la Bête de Jean Cocteau
  • Ed Wood de Tim Burton

J'ai dû faire un choix aléatoire, sinon il serait impossible de donner une réponse.

Parler de cinéma sur Internet

J’écris sur le cinéma depuis bientôt quatre ans. J’écris désormais sur l’actualité du cinéma sur le site myfilm.gr.

Faire des films

Bien que je n’aie jamais fait de film moi-même, j’ai souvent participé à des tournages de courts-métrages.

Le cinéma européen

La première chose qui me vient à l'esprit c’est qu’il défie les structures narratives populaires. Mais en allant plus loin, je dirais qu’il y a tant de variété des approches cinématographiques en Europe de nos jours, qu’on ne peut en donner une définition globale.

Se sentir européen

J’ai un peu voyagé en Europe mais pas encore assez ! Cependant, j'ai eu le plaisir de rencontrer des gens sympathiques au cours de mes  voyages, je m’y suis souvent sentie comme à la maison!

Ma salle Europa Cinemas

Je représente le cinéma Danaos, situé à Athènes. C’est un endroit ravissant, bien arrangé et qui organise des tas d’événements pours les cinéphiles. Et surtout, j’adore leur choix de programmation. Il y a des films de tous horizons, en bref il y a toujours quelque chose d’intéressant à voir au Danaos, et ce quelles que soient vos préférences.

Je vais au cinéma au moins deux fois par semaine, et parfois plus. C’est ma deuxième maison ! j’adore regarder des films en salle, avec des amis et en débattre ensuite !

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Lili Lea Abraham – cinéma Belvárosi de Szeged (Hongrie)

 

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Je viens d’avoir 20 ans, en mai, et je viens de Hongrie. J'ai déménagé à Londres « pour réaliser mes rêves» en 2010. J'étudie la direction artistique à l'Université des Arts, London College of Communication. Je m’intéresse aux films depuis mes études secondaires dans mon pays, il y a 7 ans, et maintenant je sais que je veux devenir chef décorateur. Bien que je vive loin de mon pays, j’y suis toujours très attachée et dans chaque projet auquel je participe j'essaie de représenter mon héritage et l’esprit hongrois.
  
 Le cinéma depuis…

Jusqu'à mes 11 ans, je n'ai pas vraiment eu la chance de voir des films au cinéma parce qu’on ne pouvait pas se le permettre. Cependant, j'ai vécu assez près du cinéma du coin et chaque fois qu’on passait par là, je disais à ma mère : «Laisse-moi y aller pour voir un film", j’observais toutes les affiches sur les murs, ainsi je connaissais toujours les nouvelles sorties et j'imaginais les films, je me faisais mes propres histoires. Il y avait aussi une cafétéria, avec d'innombrables photos de films en noir et blanc, de stars de cinéma et de réalisateurs. À cause de ces souvenirs d'enfance, j’ai suivi un cours de « média et cinéma » au lycée : c’est là que je suis devenue une spectatrice assidue des cinémas et ciné-clubs.
  
 Le cinéma, pourquoi ?

Je ne préfère pas le cinéma à un autre art, simplement, je l'aime différemment. J'aime les livres, la peinture et la musique, mais je n'ai jamais eu l’envie d’en faire. Alors que les films… je veux participer à leur création. C’est une expérience complexe, quelque chose qui implique tant de gens, à la fois pour fabriquer les films que pour les regarder, surtout en salle. C’est un moyen exceptionnel de toucher les gens ; on peut si facilement  façonner leur vision si facilement grâce au son et à l'image simultanés.
  
 Quel cinéma ?

J'adore le cinéma d'art européen. Quand j’ai commencé à bien connaître le cinéma, au cours de mes études, je suis tombée amoureuse de l’avant-garde française, des films expérimentaux, des expressionnistes allemands, des films d’auteur italiens et hongrois. D’abord Luis Buñuel, Michelangelo Antonioni, Béla Tarr. Puis, j'ai observé de plus près les œuvres de Kornél Mundruczó, Lars von Trier, Wong Kar Wai et Stanley Kubrick. J'admire aussi les personnages de femme fatale dans les films noirs et, pour être honnête, les films des Monty Python m’impressionnent également!
  
  
 Mes trois films préférés

Orange mécanique de Stanley Kubrick a eu un effet énorme sur moi. Chaque fois que je le regarde mon esprit est soufflé, en particulier par les décors. Non  seulement j’ai vu le film des milliers de fois, mais j’ai lu le livre et je l’ai étudié aussi, et il est tout simplement incroyable. Le personnage d'Alex et ce qui lui arrive, les questions que pose ce film sont tellement uniques, et en même temps universelles.
  Mon autre œuvre préférée est le film « » de Pater Sparrow. Il raconte l'histoire d'une librairie qui vend une énorme collection de livres rares quand un soir, peu avant la fermeture, pour des raisons mystérieuses, tout est remplacé par un ouvrage inconnu à la couverture blanche, intitulé 1. À l’intérieur, des chiffres incalculables qui montrent combien de personnes meurent, naissent, jouent, font l’amour etc, sur Terre chaque minute. Lorsque ces données incroyables tombent entre les mains des gens, tout s’emballe : des milliers de gens se suicident, des scandales éclatent et les libraires entrent dans un rêve collectif. L'histoire est très intéressante parce que j'ai toujours été fascinée par les rêves, le surréalisme et l'inconscient. Je suis également très fière que ce soit un film de mon pays, parce que je n'ai jamais vu un film hongrois au concept aussi incroyable. C’est un chef-d'œuvre absolu.
  
 Je dois aussi mentionner un film de Béla Tarr, car il est mon héros. Au lycée mon professeur nous avait parlé de Le Tango de Satan, long de sept heures et demie. À l'époque, j’ai  pensé que je ne serais jamais capable d'aimer une telle œuvre et c’était vrai jusqu’à la terminale, où je me suis sentie suffisamment «entrainée » pour essayer de le voir. Honnêtement, j’ai été surprise de le trouver à tel point incroyable.  Il continue de me toucher aujourd'hui quand je le revois (chaque année en mai). Ce qui est beau avec ses œuvres, c’est qu’elles vous apprennent à ralentir quand vous les regardez. Tout le monde s'attend à ce qu'un film soit plein d'action, d'effets et de suspense, alors que la vraie vie n'est pas comme ça. À mon avis, c'est la seule façon de vraiment ressentir des émotions, des mondes, des problèmes et des personnages. C'est aussi un bel exemple de l'esprit hongrois : «nous dansons, les larmes aux yeux" - nous portons réellement la triste histoire du pays dans notre cœur et notre vie. Rien n’est à jeter, ce film et l’œuvre de Béla Tarr montrent parfaitement ce qui se passe dans notre société.
 

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Faire des films

Je fais des films, en effet. Au lycée, on en faisait chacun un tous les ans pour le Concours national des études de cinéma et médias hongroises. En 2010, j'ai obtenu la troisième place avec ce clip: http://www.youtube.com/watch?v=aKZz3jXoGbQ&feature=plcp
 J’y ai réuni tout ce qui m’inspirait à l'époque : rêves, subconscient, symboles, surréalisme, secrets, désirs, médicaments, fêtes, musique, jeunesse et amour.
  
 Aujourd'hui, je participe à la réalisation de films en tant que directeur artistique de mes projets universitaires. J’y prends beaucoup de plaisir, car je peux me concentrer sur ce que je voudrais vraiment faire à l'avenir. Cette année, nous avons fait deux œuvres, mais pour le moment nous les gardons "secrètes" au cas où on les enverrait en festival. J'essaie aussi d'acquérir de l'expérience comme assistant de directeur artistique dans les projets de fin d’études, comme Nothing Kids (http://iamsimonball.com/nothingkids). L'année prochaine, nous commençons nos grands projets sur lesquels je travaillerai en tant que directeur artistique.
  
 Étudier à l'Université des Arts de Londres est incroyable, parce que j'ai des tas de possibilités, non seulement pour la réalisation de films, mais aussi en participant bénévolement à divers festivals. Ainsi cette année, j'ai travaillé comme assistant pour le Homeless Film Festival et pour Sheffield Doc Fest.
  
  
 Le cinéma européen

 Je m’intéresse à la théorie de l'inconscient commun, c’est-à-dire le passé, les instincts, les expériences et les sentiments qui façonnent les peuples entiers, leur façon de vivre et de créer. L'Europe a vécu des tas de choses positives et négatives, nous sommes un melting-pot de cultures, de langues, couleurs de peau, nous avons donné tant d'artistes incroyables et de génies au monde : tant de personnes nous ont formé et c’est pourquoi le cinéma européen est à mon avis incroyable. Il montre la même diversité dans ses sujets, de manière artistique et réelle. Il est très terre à terre, totalement différent de celui d'Hollywood, ce qui est loin de mes goûts. C’est surtout les films européens qui peuvent refléter vraiment ce que j'aime voir sur l'écran. De bons films sans fioritures.

 

Être européen

Je ne voyage pas tant que ça, je vis à l'étranger, alors chaque fois que j'ai du temps libre je vais en vacances en Hongrie. Toutefois vivvre à Londres, c'est comme visiter un pays différent chaque jour. Mes colocataires sont italiens et espagnols, je travaille avec des Polonais, des Allemand et des français et j'étudie avec plein d’autres nationalités. C’est la ville parfaite pour connaître d'autres cultures, quand on ne peut pas trop se permettre de voyager!
  
 C’est très étrange, parce que maintenant que je vis à l'étranger je me sens plus hongroise et européenne aussi. Je me sens plus attachée à mon pays, puisqu’il me manque et que je recherche de tout signe de lui. Et c’est seulement maintenant que je me sens vraiment européenne : je vis en pratique la facilité de se déplacer d'un pays à l’autre pour rencontrer d'autres cultures.
  
  
 Ma salle de cinéma   
 Je représente le cinéma Belvárosi de Szeged, en Hongrie. C'est un lieu très spécial car il a ouvert en 1920 et reste aujourd’hui encore un lieu très populaire avec ses 3 écrans et sa cafétéria, malgré l'ouverture des multiplexes dans les environs. Il est très sympathique, accessible et il a été rénové il y a quelques années mais garde toujours le même aspect auquel les gens se sont habitués au fil des années. On y donne non seulement des projections, mais aussi des séances de ciné-clubs, des rencontres avec des réalisateurs et, franchement, le bar est le meilleur endroit de la ville pour passer du temps avec des amis.
  
  Quand je suis chez moi, je vais voir un film au moins une fois par semaine. Parfois, seulement pour la sensation d'être avec mes vieux amis qui s’intéressent à la même chose que moi. Pour en profiter ensemble et ensuite nous asseoir autour d’un verre de vin pour discuter.

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Sophie Shippen – Watershed à Bristol (Grande-Bretagne)

 

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Le cinéma est ma passion, mon mode d’expression mais aussi le moyen de payer mes factures. Entre faire des courts métrages, travailler dans une salle de cinéma, en visiter d’autres fréquemment, le film constitue une grande partie de ma vie. Mon amour du cinéma et mon désir de faire partie de l'industrie, font que c’est à la fois un honneur et un plaisir d'avoir été choisie en tant qu'un des 27 pour la nouvelle édition des Venice Days.
 
 Mon intérêt particulier pour le cinéma européen me rend d'autant plus enthousiaste quant à l'opportunité d'assister à un festival en Italie. Mon goût des films est éclectique, avec une prédilection pour le cinéma alternatif, expérimental et féministe. Mes films favoris, classiques et récents, comptent Persona d'Ingmar Bergman, Hedwig and the Angry Inch de John Cameron Mitchell, Ratcatcher de Lynne Ramsay.
 
 Le cinéma que je représente est le Watershed à Bristol. Je fréquente ce centre d’arts depuis que j'ai déménagé dans la ville pour mes études, en 2008. Son programme est novateur, unique et très varié, présentant un mélange de cinéma, conférences et ateliers. Il dispose également d'un bar fantastique! Mon meilleur souvenir au Watershed a été une rencontre avec John Waters après une drôle et instructive séance de questions/réponses l'année dernière. Le Watershed accueille également de nombreux festivals dont le fantastique Encounters International Film Festival. Avec 15 autres jeunes personnes, je travaille actuellement avec le Watershed à la programmation de la sélection « Fresh Flix » du festival, produisant une série de films et ateliers pour les jeunes.

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 Après Venice Days, j'espère revenir à Bristol avec des films à recommander à mes amis, des contacts de le milieu pour faire avancer mon travail, et des souvenirs d’aventures avec les 26 autres cinéphiles.

 

 

Bernard O’Rourke – Access Cinema à Dublin (Irlande)

 

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Je viens de Dundalk, ville située au nord de Dublin, où je travaille actuellement comme journaliste free-lance. Je suis passionné par le cinéma et j’aime beaucoup écrire sur les films. J’écris des critiques pour le site internet highbrowse.ie

Le cinéma depuis…

Quand j’étais petit mes parents ne m’emmenaient pas au cinéma. Ils préféraient m’offrir des livres à lire. Du coup, quand j’ai commencé à aller au cinéma, c’était un peu une trahison. Mon souvenir le plus lointain, c’est quand je suis allée voir Toy Story. J’aime toujours ce film et encore aujourd’hui, quand je regarde un film de chez Pixar, je redeviens un petit garçon.

Pourquoi le cinéma

J’adore la sensation d’être assis dans une grande salle obscure remplie d’inconnus. J’adore l’écran qui transforme les acteurs en géants ; plus c’est grand et plus j’aime. Ce que je préfère avant tout c’est entendre les spectateurs rire, pleurer ou applaudir ; il y a quelque chose de magique là-dedans.

Quel genre de film je préfère

J’adore les films d’actions, où tout est exagéré et un peu ridicule, les drames criminels, les comédies noires, les westerns et tout ce que fait Tarantino. Je suis aussi un grand fan de cinéma irlandais, qui est formidable lorsqu’il réussit à saisir l’esprit et l'humour noir du peuple irlandais. Dans le genre, je recommande Poitín, Intermission, The Snapper, The Van, Adam and Paul, The Butcher Boy ou encore The Wind that Shakes the Barley.

Mes trois films préférés

Trop difficile de n’en chosir que trois mais Heat de Michael Mann, Le Bon, la brute et le truand de Sergio Leone et Bons baisers de Bruges de Martin McDonagh me tiennent particulièrement à cœur.

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Parler des films sur Internet

Je ne participe pas souvent à des forums mais je publie régulièrement des avis sur tweeter.

Faire des films

Je ne réalise pas de films même si j’ai plein d’idées et que j’aimerais bien mais je n’ai pas le temps.

Le cinéma européen

J’aime le cinéma européen. Je pense que les meilleurs exemples de films européens sont ceux réalisé avec un petit budget et qui parviennent cependant à être incroyablement artistiques, profonds et émouvants. Le cinéma est un bon moyen de faire découvrir aux gens des mondes inconnus. Je pense qu’il faudrait faire voir aux enfants des écoles européennes un film de chaque pays Europe afin qu’ils apprennent à chaque fois quelque chose de nouveau.

Se sentir européen

Je pense que l’Irlande a beaucoup gagné à entrer dans l’Europe, et je suis fier de me définir Européen. Il y a deux ans, j’ai sillonné l’Europe en train depuis la Belgique (et Bruges, bien sûr, puisque un de mes films préférés y a été tourné) jusqu’à Dubrovnik en Croatie.

Ma salle de cinéma

Je représente Access Cinema, c’est une organisation qui œuvre pour l’exploitation cinématographique en Irlande. Leur principale activité est la location des copies et leur distribution, en 35 mm ou en DVD, afin de permettre au public de voir un large choix de cinéma du monde, et pas uniquement les films proposés dans les salles commerciales. C’est grâce à eux que j’ai pu voir certains des meilleurs films européens récents, qui autrement n’auraient jamais été montrés en Irlande.

Je vais au cinéma aussi souvent que possible. J’essaie de voir les films des acteurs, des réalisateurs et des auteurs que je connais et que j’aime mais aussi des films dont je n’ai jamais entendu parler. Les meilleurs films sont parfois ceux que vous allez voir en connaissance de cause mais se révèlent pourtant incroyables. Ce sentiment de surprise est imbattable.

Je vais au cinéma au moins une fois par semaine. J’aime autant y aller seul qu’avec des amis. C’est seulement seul qu’on peut savourer chaque petit détail d’un film. En revanche, avec des amis, j’aime bien aller boire un verre après la séance pour discuter du film. Et c’est encore mieux quand nos opinions divergent !

Lynn Klein – Utopia (Luxembourg)

 

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J’étudie la littérature anglaise et je vais partir étudier en Angleterre à l’automne prochain. J’ai 24 ans et je n’aime pas vraiment parler de moi, mais cette fois ci, ça vaut vraiment le coup.

Le cinéma depuis…

Le premier film que j’ai vu au cinéma, d’autant que je m’en souvienne, est Babe. C’était très amusant d’y aller avec ma famille et certains de mes amis. Le cinéma n’existe plus.  Enfants, nous y allions toujours avec nos parents, plus tard, avec mes amis. J’aime prendre le train pour me rendre à Luxembourg pour aller dans le centre commercial voir un film. Cela peut paraître un peu ringard, mais c’était comme le début de mon indépendance, ne pas compter sur un de mes parents pour m’emmener au cinéma.

Pourquoi le cinéma

J’aime le cinéma car il mélange tellement de choses différentes. Ce n’est pas seulement les films mais juste le fait d’être avec des gens, le fait de sortir et de me mélanger, le popcorn et des histoires extraordinaires. C’est beaucoup plus excitant que de regarder des films à la télévision. J’aime aussi beaucoup lire des livres, mais un bon film est tellement vif et intense.

Le cinéma que j’aime

Je préfère les petits cinémas, un peu plus « artistiques », qui ne montrent pas trop de blockbusters mais des films indépendants. J’aime aussi voir des films commerciaux de temps en temps, un film qui ne me décevra pas puisque je sais déjà qu’il sera mauvais. Mais généralement, je préfère voir des films qui me mettent un peu au défi.

Mes 3 films préférés

Il m’a été très difficile de choisir mes trois films préférés. Je pense qu’un de mes films préférés est  Quand Harry rencontre Sally car c’est un classique et le scénario est à la fois drôle et amusant. Ensuite il y a Broken Flowers pour la simple raison que Bill Murray est très brillant. Beginners est aussi un de mes préférés car il est plein d’émotions et traite de la vie.

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Parler de cinéma sur Internet

J’ai aussi l’habitude d’écrire des critiques en luxembourgeois  pour un blog appelé Pianocktail, mais malheureusement il a été hacké et n’existe plus.

L’Europe

J’ai vécu dans différents pays européens et non-européens et je me sens européenne. Je pense que l’Europe est une grande communauté et une institution qui rassemble les gens. Je suppose que c’est important pour nous les jeunes qui avons l’envie de voyager et de vivre à l’étranger.

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Ma salle Europa Cinemas

Je représente les cinémas du Groupe Utopia du Luxembourg, Utopolis et Utopia. J’aime les deux endroits pour des raisons différentes ; ils sont sans aucun doute les meilleurs cinémas du pays. Ils montrent de nombreux films, tous dans une bonne qualité.

J’associe Europa Cinemas à des endroits sympathiques, des bons films, et au fait de passer des bons moments avec des amis. C’est très simple.

Je ne suis pas sûre d’avoir des habitudes particulières.  J’aime avoir des choses à grignoter au début des films et je déteste les gens bruyants. Je me suis retourné une fois car il y avait un homme derrière moi qui ne voulait pas se taire et je lui ai demandé si le film le dérangeait lorsqu’il parlait à sa petite amie !

Je ne vais pas assez souvent au cinéma, entre l’école, le travail et la vie de tous les jours. Je vais au cinéma la plupart du temps avec des amis comme j’aime avoir de la compagnie et discuter du film. Nous passons peu de temps dans le cinéma lui-même, nous préférons aller dans des petits cafés ou des restaurants en ville.

 

Santa Juknaitė – Kino Centras Garsas à Panevezys (Lituanie)

 

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J’ai 25 ans et je viens de Panevezys, en Lithuanie. Je travaille avec ma famille dans notre entreprise de céramique, ce qui occupe une grande part de mon temps et n’a rien à voir avec le cinéma. Quand j’étais petite, j’allais peu au cinéma et je regardais souvent les films à la télé. C’est à l’adolescence que j’ai commencé à aller au cinéma avec des amis ou avec l’école.

Le cinéma et moi

Aujourd’hui le cinéma est devenu mon meilleur guide et me permet de voir le monde avec un regard plus clair. J’aime un film pour son propos, un autre pour la façon dont il est filmé ou encore sans raison précise, juste parce que j’aime l’œuvre, comme 200 cigarettes par exemple. Certains d'entre eux sont très proches à mon caractère ou de mon style, de mon sens de l’humour, posent des jalons et restent en moi longtemps comme par exemple Head-On et d’autres m’émerveillent car ce sont des chefs-d’œuvre Blowup ou Rosencrantz et Guildenstern sont morts (Tom Stoppard).

J’ai découvert récemment un nouveau genre de films, qui sont aussi simples que la vie est compliquée, sans aucune explication, on vous donne –ou non-  les raisons, comme par exemple Un prophète. Depuis peu je commence à remarquer les détails du jeu des acteurs, des prises de vue et de la mise en scène, et j’essaie de comprendre le pourquoi du comment. C’est inévitable quand on essaie de s’approprier quelque chose ; même si ces efforts peuvent paraître rudimentaires, c’est déjà un pas. Les goûts évoluent avec l’âge et deviennent une part de moi ; je ne peux pas dire quels sont mes trois films préférés : je ne les ai pas encore vus. Je ne participe pas à des forums en ligne puisque chaque semaine, nous discutons des films au cinéma.

Faire des films

Mes premiers essais de cinéaste ne sont pas connus du public, pourtant j'ai participé une fois au festival organisé par ma ville, mais avec componction : ce sont des premières expérimentations.

Le cinéma et l’Europe

Le cinéma est un pont entre les différents pays européens, surtout quand, comme moi, vous n’avez pas la possibilité de voyager à l’étranger. C’est dès lors le meilleur moyen d’échanger culturellement entre les différents pays. Et je pense que 27 Times Cinema renforce ce pont. Nous sommes tous les 27 « connectés » par le cinéma et ça me fait sentir un peu plus européenne.

Ma salle Europa Cinema

Je vais toujours au cinéma Garsas, c’est le seul dans la ville qui propose autre chose que du cinéma pas commercial. C’est aussi une des plus grandes salles du pays et l’équipe du cinéma est formidable, on peut toujours discuter cinéma avec eux. Je vais souvent au cinéma non accompagnée, mais je ne me sens pas seule.  Si le film est bon, il devient alors mon meilleur ami et je passe un super moment.

 

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Nicolò Comotti – Anteo Spazio Cinema à Milan (Italie)

 

Je viens d’obtenir mon diplôme en Histoire de l’Art et Cinéma et je commence à redécouvrir le vrai monde, en essayant de gagner ma vie avec ce qui m’intéresse le plus : le cinéma et le désordre.

Le cinéma depuis…

Je vais au cinéma depuis toujours : j’ai commencé enfant avec les Disney et un de mes premiers souvenirs remonte d’ailleurs à une projection en plein air où je me vois aller de siège en siège pendant que la lumière de Blanche neige et des nains se reflétait sur le grand écran. Puis j’ai grandi et je suis toujours aussi attaché au rituel de la salle de cinéma qui unifie la magie, l’architecture et les détails.

Pourquoi le cinéma

J’aime le cinéma parce qu’il a un potentiel sans limite. Il est mon medium favori sans doute parce qu’il peut englober tous les autres media. Et quand cet effort de chef d’orchestre prend vie, le résultat est indescriptible.

Le cinéma que j’aime

C’est un vrai défi pour moi de tenter de limiter mes goûts à un genre en particulier et pour répondre à cette question, je dirais que j’aime les films qui tentent de pousser leurs propres limites sans pour autant dévoiler leurs ambitions de manière trop facile.

Mes trois films préférés 

Quelle question difficile ! Je peux vous donner les noms des trois films préférés qui me viennent à l’esprit en ce moment même (les yeux fermés, c’est parti !...) : À Bout de souffle, Il Vangelo secondo Matteo, Seven Samurai (que du récent vous avez remarqué ?)

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Parler de cinéma sur Internet

Je n’ai pas l’habitude de contribuer aux blogs ou forums sur le cinéma, principalement parce que j’ai eu un rythme d’écriture très poussé pour mes études. Mais je pense que je vais bientôt inonder les sites de mes critiques DEconSTRUCTIVES.

Faire des films

J’essaye de réaliser mes propres films, bien que je commence à peine à mordre la poussière du terrain empirique du cinéma.

Qu’importe, je vais mettre mon masque « sérieux » pour un moment : en fait, faire des films, c’est ce que je veux faire de ma vie… J’ai réalisé un hommage aux premiers films de Buñuel (Un chien andalou et Las Hurdes), qui porte le titre Aboyez! the land without shAme (Aboyez ! le pays sans hOnte). Vous pouvez le regarder sur vimeo via le lien suivant https://vimeo.com/41847494 . Faites circuler l’info !

Le cinéma européen

L’idée de cinéma européen (et l’idée d’un cinéma endémique) connaît des changements drastiques par rapport à son concept original. Qu’il s’agissent de raisons pratiques (financières) ou esthétiques (comme le style ou le genre) on observe en quelque sorte un anachronisme du genre « européen ».

Cependant, ce que le cinéma européen a représenté –et ce qu’il continue de représenter dans son évolution sémantique – est un signifié essentiel pour notre héritage culturel, historique et idéologique.

Le cinéma européen c’est comme être à la maison. Il est indéniable que tous les Européens, sentent finalement qu’ils font partie de quelque chose.

Malheureusement, la débâcle politique ou financière actuelle peut réussir à nous faire perdre ce sentiment d’appartenance, mais rien ne pourra nous enlever le sentiment d’appartenance que l’on ressent en face d’un film basé sur l’histoire ou des personnages issus du vieux continent.

Être européen

Je me sens autant Européen qu’Italien. Je suis très fier de mes origines, autant que je suis fier de venir d’Europe et pouvoir explorer ces cultures si différentes et à la fois similaires est un plaisir que je continuerai à pratiquer jusqu’à ce que mes jambes ne tiennent plus ou jusqu’à ce que ma tirelire n’en puisse plus.

J’adore voyager et j’ai développé cette espèce d’addiction pour Paris. J’y suis allé cinq ou six fois et je pense que je vais finir par vivre dans un de ses arrondissements un jour !

Quand je ne peux pas me permettre financièrement de voyager physiquement, je voyage là où je vis actuellement puisque c’est une ville qui unifie toute l’Europe : je veux parler de Londres.

J’y vis depuis près de 5 ans et je pense que cette charmante et vaste ville m’y verra vieillir encore quelques années.

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Ma salle Europa Cinemas

Je représente Anteo Spazio Cinema, Milano, un lieu historique pour tous les Milanais férus de cinéma. J’aime son attachement à maintenir l’expérience authentique du cinéma, qui est loin d’être liée à un énorme seau de popcorn.

En tant que spectateur, j’aime aller prendre un verre avec ma copine ou avec des amis avant la séance. Je suis un animal cinéphile social : même si le film n’est pas très facile, j’ai toujours quelqu’un à côté de moi pour discuter de mes attentes ou du manque d’attente et de ce que le film sera.

Dans la salle, je respecte la transe du silence et je m’en imprègne doucement : un sentiment qui me réchauffe avec sublimation quand je pense que cela n’a pas changé depuis la première projection des frères Lumières ou de M. Anshütz.

L’habitude d’aller au cinéma fait partie intégrante de ma vie quotidienne. Tous les jours, tant que mes finances me le permettent, je ressens le besoin de me plonger dans le noir, observer l’écran qui tout à coup s’éclaire, et m’imprégner d’images, de sons et d’émotions.

Diogo Lima – Cinema City Classic Alvalade à Lisbonne (Portugal)

 

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J'ai 19 ans et j’étudie le cinéma au Portugal. Je viens d'un archipel au milieu de l'Atlantique appelée Açores, mais en ce moment je suis sur le point de terminer mes études de cinéma, vidéo et communication multimédia à Lisbonne.
 
Le cinéma depuis…

Je vais au cinéma depuis que j’ai 4 ans (mon premier film était Le Prince d'Égypte!). Je me souviens d'un lieu vraiment petit où, avec mes parents, nous avions l'habitude de regarder des films qui étaient déjà sortis depuis un mois ou plus au Portugal continental. C'était un peu frustrant - néanmoins, c’était une expérience incroyable.
 

Pourquoi le cinéma

Je suppose que c'est un peu difficile de répondre à cette question sans remplir de larges espaces avec des pensées poétiques et romantiques. Je ne peux pas m'imaginer vivre sans art du tout, mais le cinéma a une place spéciale dans mon cœur. Depuis que, petit, je regardais des trucs comme Matrix, je suis tombé amoureux de la façon dont une séquence d'images animées et de sons peut bluffer le public pour devenir une incroyable expérience d’une heure et demie. C'est ce genre de magie j'ai vraiment aimé et que je voudrais faire moi-même – faire pleurer, rire ou réfléchir le spectateur, ne serait-ce qu’une seconde. J'aime quand cela m'arrive et cette fascination pour les histoires en images et en sons que j'ai toujours eue, est la raison pour laquelle je préfère toujours un film à un livre (et aussi parce que parfois je suis très paresseux et je n’ai pas la patience de le lire).
 
 Le cinéma que j’aime

Je ne suis pas le genre de cinéphile qui aime chaque film classique comme sa vie. Il y a beaucoup de cinéastes importants dont je n'aime pas du tout le travail et je me fais souvent maudire quand je le dis à mes amis. Je n’ai jamais essayé d’identifier le genre de films qui me fait "frissonner" le plus. Je dirais que la plupart d'entre eux ont besoin de grands personnages ou d’une grande cohérence en termes d'esthétique pour me convaincre, mais cela dépend de beaucoup de choses - un film artistiquement joli peut parfois m'aider à supporter un mauvais récit. Je pourrais même apprécier Transformers 3 si je suis de bonne humeur! (Ok, ce n’est peut-être pas le meilleur exemple, mais j’espère que vous voyez ce que je veux dire, haha)
 
Mes 3 films préférés

Je ne peux pas dire quels sont mes 3 films préférés, c'est une tâche cruelle! Mes préférences changent à chaque fois que l'on me pose la question, alors je vais citer les premiers qui me viennent à l’esprit: c'est À Bout de Souffle de Gordard, C'est arrivé près de chez vous de Rémy Belvaux, André Ponzel et Benoit Poelvoorde, et Lost in Translation de Sofia Coppola.

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Parler de cinéma sur Internet

Je ne participe pas à des forums en ligne, mais j'écris souvent dans un petit webzine portugais appelé Planeta Plutão www.planetaplutao.net
 

Faire des films

Je fais quelques films, mais la plupart du temps je n’en suis pas assez satisfait pour les mettre en ligne. Ce sont essentiellement des exercices d'école qui sont parfaits pour apprendre de ses erreurs, mais ne sont généralement pas quelque chose que je voudrais montrer à un public.
 
Le cinéma européen

Je pense que l'Europe compte parmi les meilleurs films et cinéastes dans le monde. J’ai l’impression que, en général, ce cinéma a une grande capacité à se respecter soi-même, surtout en tant que forme d'art plutôt qu’une activité commerciale. Il s'agit d'un grand continent façonné par des cultures différentes, donc si vous regardez bien les films que les gens des différents pays font, vous aurez un bon aperçu de sa diversité, non seulement sur la façon dont les gens racontent leurs histoires, mais aussi sur le genre d'histoires qu'ils ont à dire. C’est peut-être parce que l'idée de jongler entre tant de pays et de langues différentes m'a toujours fasciné, que l'Europe me semble être l'endroit parfait pour gagner sa vie en faisant des films.

 

Se sentir européen

Comme j'ai vécu dans une région ultrapériphérique jusqu'à il y a deux ans, c'était un peu difficile de me sentir aussi européen que quelqu'un qui vit, par exemple, en France ou en Italie. Bien que mes parents aient fait de leur mieux pour que j’apprenne à connaître l'Europe, cela revient plus cher pour un gars portugais que pour quelqu’un d'Europe centrale, puisque mon pays appartient à la  "banlieue européenne". Je rêve de vivre à l'étranger une fois que j'aurai fini mes études à Lisbonne, mais pour l'instant je voyage beaucoup moins que ce que je voudrais.
 
 

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Ma salle de cinéma

Je représente le Cinema City Classic Alvalade. C'est un petit endroit très bien situé et confortable, qui passe beaucoup de longs métrages de qualité et qui a la formidable tradition de montrer des petites productions portugaises, ce que vous n'aurez pas l’occasion de voir souvent par ici.
 
 Mon emploi du temps est souvent assez serré, alors aller au cinéma est avant tout une décision spontanée que je regrette rarement. S'il y a quelque chose que je veux vraiment voir, je propose à des amis et nous allons voir le film ensemble, mais j'aime aussi aller au cinéma seul, être surpris par un film dont je n'avais jamais entendu parler, passer du temps dans un lieu, en découvrir un nouveau...
 
 J'essaie d'aller au cinéma autant que je le peux, mais cela dépend vraiment, car je n’ai pas toujours le temps. Aller au cinéma seul ou avec des amis sont deux expériences différentes, qui ont leurs avantages et inconvénients. Parfois j’ai envie d’y aller seul, d’autres fois je veux voir un blockbuster sympa ou une grande première avec des amis.

Piotr Sarota – Kino pod Baranami à Cracovie (Pologne)

 

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Je suis un grand esprit maléfique, qui avais prévu de s’emparer du monde. Malheureusement, la procédure d'atterrissage a pris fin avec l'explosion de mon vaisseau, suivie d’une amnésie totale. En ce moment je fais semblant d’être un étudiant de 24 ans, qui tente de terminer son mémoire et d’obtenir un Master. Je vis à la campagne (ce qui est parfois très pénible - surtout en hiver), j'aime regarder des films, lire de bons romans de science-fiction et de bandes dessinées classiques, et je m’intéresse énormément à la culture japonaise. Je suis un grand fan de Godzilla, de heavy metal et d'anime, adorateur fidèle du Dieu Café Noir et probablement toxicomane du chocolat. Pendant mon temps libre, j'aime regarder des nanars comme Le cerveau de la planète Arous ou La Vase Verte, en espérant que cela m'aide à retrouver mes souvenirs et me permette de gouverner la galaxie.

Le cinéma depuis...

Quand j’étais enfant, j'allais au cinéma avec l'école, surtout pour regarder des adaptations littéraires, une ou deux fois par an. Lorsque je suis devenu étudiant, il y a cinq ans, j'ai commencé à y aller plus souvent - parfois même cinq, six fois par mois. Mais ma première expérience cinématographique est liée à la vidéo - ma mère ne s’attendait certainement pas à ce qu’en ramenant à la maison Godzilla vs. Hedorah en cassette, je me transforme en une sorte de monstre (filmique).

Pourquoi le cinéma

Je n'ai jamais réfléchi à cela ... Le cinéma divertit, sans aucun doute. Il évoque aussi différents types d'émotions, et si leur intensité est parfois bien supérieure à celle provoquée par les livres, c’est peut-être parce que l'écran cinématographique offre des images beaucoup plus détaillées que l'imagination. Par ailleurs, il m’est assez facile d'obtenir des films de pays différents, que ce soient des produits de la culture pop, des films d’auteur ou de l’expérimentation underground, ce qui dans le cas des livres est presque impossible.

Le cinéma quej’aime

J'aime le cinéma muet et le cinéma classique. J'aime regarder des westerns, des films d'horreur ou d'action, et même des nanars avec des monstres en caoutchouc, des cultes sataniques et autres, j'aime aussi ce que vous appelez cinéma d'auteur - Cronenberg, Kurosawa, Kon, Herzog et plein d'autres, qui offrent quelque chose de plus que le seul divertissement. En fait, j'aime presque tous les types de cinéma - sauf peut-être les blockbusters remplis juste d'effets spéciaux, ainsi que les films dits «artistiques» - bien filmés mais ternes, essayant de couvrir leur manque d’idées avec de jolies images.

Mes 3 films préférés

Ugh, je n'aime pas les questions sur les choses "préférées" parce que j'ai toujours du mal à choisir ...

  •  Yojimbo
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Parler de cinéma sur Internet

J'ai participé à des blogs, mais j’ai laissé tomber. Je ne sais pas pourquoi, mais mes articles attiraient généralement l'attention des trolls du forum et chaque tentative de discussion se terminait en insultes pour moi ou pour les autres utilisateurs. Alors, pourquoi s'embêter?

Faire des films

Eh bien, mes amis et moi avons fait quelques fois des vidéo-parodies. On a fait cinq épisodes, critiquant des films différents, de Hunger Games à Shame. Le dernier épisode, dans lequel nous parlons de Headhunters, a été tourné au Kino pod Baranami. Voici le lien:
 http://www.youtube.com/watch?v=d2218nP7S9U

Le cinéma européen

C’est un cinéma particulièrement intéressant. Il donne l'occasion d’exprimer des émotions, des identités nationales et des personnalités. Mais parfois, j'ai l’impression que les réalisateurs européens veulent être «artistiques» à tout prix et oublient que les films sont faits aussi pour le public. Ce que le cinéma européen représente pour moi? Grand potentiel, puissance créative, mais aussi de nombreuses idées qui attendent encore leur chance pour le grand écran – je continue d'espérer de voir un film européen de science-fiction bon et ambitieux, comme Stalker ou Solaris.

Être européen

Hm ... pas vraiment. Peut-être parce que je n'ai jamais été dans un pays étranger?

Ma salle Europa Cinemas

Je représente le Kino pod Baranami. Ce que j'aime c'est son atmosphère: on peut aller voir un film, s’assoir dans le hall avant le spectacle, discuter avec des amis ou d'autres cinéphiles. Et c'est vraiment génial d’entrer dans la salle et de voir des gens différents, jeunes et vieux, adolescents comme étudiants, retraités et adultes, attendre le film avec la même excitation. En plus, le Kino pod Baranami co-organise souvent des festivals intéressants - de documentaires, de films muets et beaucoup d'autres - titres qu’il est presque impossible de voir ailleurs. Oh, et une bonne amie à moi y travaille et j'aime parler avec elle de temps en temps. J'ai l'habitude d'aller au cinéma deux fois par mois, parfois plus. Et plutôt seul - je préfère voir les films quand il n’y a que l'écran et moi, et rien pour me distraire. Bien sûr, sauf quand la distraction n’est pas gênante - en regardant des blockbusters de super-héros ou des films nanars cultes, comme Toxic Avenger.

Wilma Smid – cinema Rialto à Amsterdam (Pays-Bas)

 

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En ce moment, je suis encore étudiante à l'Université d'Utrecht et je termine mon Master en Communication. Cette année, je vais travailler en tant que le responsable de la communication d’une association estudiantine de danse, je suis vraiment impatiente de commencer. Par ailleurs, j'ai aussi un job dans un théâtre.

Le cinéma depuis…

Je me souviens d'un jour, quand j'étais une petite fille. Mes parents voulaient nous emmener mes sœurs et moi voir un film, mais j'étais trop jeune... alors, j’ai marché sur la pointe des pieds et ils ont réussi à me faire entrer. Inoubliable ! Avec les amis aussi, aller au cinéma a toujours été un événement. Avec les études je suis devenue plus sérieuse et j’ai commencé à fréquenter différents festivals de films et à y faire du bénévolat. Quand j’y pense, au lycée nous n'avons jamais vraiment regardé ou parlé de films. C'est assez gênant en fait.

Pourquoi le cinéma

Je crois que j'aime le cinéma, car il vous provoque de différentes manières : la musique, le récit, un plan particulier... Il peut vous toucher au cœur ou vous faire mourir de rire.

Quel cinéma

Tout d'abord, je ne suis pas fan des films d'animation. En revanche, j'aime beaucoup les documentaires. Probablement parce qu’il me semble bien plus difficile de réaliser un documentaire intéressant. Savoir que cela s’est vraiment produit donne au film une autre dimension. Idem pour les films de fiction basés sur des histoires vraies. Sinon, comme la plupart des femmes, naturellement, j'adore rester de temps en temps dans mon canapé pour voir une comédie romantique.

Mes 3 films préférés

Le premier film, qui me vient à l’esprit, est Medianeras. C’est vraiment devenu un de mes films préférés, j’adore l’histoire : depuis toute petite, Mariana a un livre « Où est Charlie ? » – vous devez le retrouver dans chacun des dessins, caché parmi une foule de gens différents. Cependant, Mariana est incapable de le trouver dans la page nommée «Charlie dans la ville». Elle s’inquiète : si elle ne peut pas retrouver quelqu'un de familier, comment fera-t-elle pour trouver celui qu'elle ne connaît même pas? Ce film me parle beaucoup, puisque moi aussi j'ai déménagé dans un immense appartement dans une grande ville.
C’est impossible de faire un top 3, quand on a vu tant de films... Ce que je vais aimer dépend de mon humeur, de ce que j’ai envie de voir, etc… Amélie, Slumdog Millionaire, Eternal Sunshine of the Spotless Mind me viennent maintenant à l’esprit...

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Parler de cinéma sur Internet

Avant, j'écrivais de petits textes dans des blogs sur Internet, mais je n'ai plus le temps ces jours-ci, malheureusement.

Faire des films
Je n'ai pas l'ambition de devenir cinéaste ou réalisateur. Dans certains de mes cours, j’ai eu à faire des vidéos, mais celles que j'ai réalisées étaient plus théoriques ou avaient un but publicitaire.

L’Europe
Je me sens européenne, sans aucun doute, peut-être même plus que néerlandaise. J'aime voyager, découvrir de nouveaux endroits du monde et rencontrer des gens de différentes cultures. Je n'ai jamais vécu longtemps à l'étranger, mais je suis restée une fois à Málaga (Espagne) pour un mois et demi, pour un cours de langue. J'ai adoré et je recommencerais à l’occasion, sans hésitation.

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Ma salle Europa Cinemas
Je suis ici grâce au cinéma Rialto, à Amsterdam. J'y ai passé beaucoup de temps pendant mon stage, quand j'ai aidé à la communication de World Cinema Amsterdam. Rialto est l'initiateur de ce festival (à mon avis) unique en son genre. J'y ai passé des moments géniaux. L'ambiance est super et les gens qui y travaillent sont très sympa.

Le nombre de fois où je vais voir des films au cinéma dépend de la programmation, évidememnt. S’il y a un festival, je peux y aller tous les jours ! Sinon, en ce moment, mon rythme est à peu près une fois par mois – comme la plupart des étudiants, je n'ai pas beaucoup d'argent à dépenser en billets de cinéma. Mais quand j’y vais, c'est fatalement le grand jeu, avec le dîner avant et les boissons après!

Baiba Bergman – Splendid Palace à Riga (Lettonie)

 

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J'ai 24 ans et suis actuellement étudiante en Théâtre et Audiovisuel à l’Académie culturelle de Lettonie, il me reste deux ans avant la fin du cursus.
 
 Le cinéma depuis…

Je vais au cinéma depuis que j’ai 6 ou 7 ans. Mon père nous y emmenait, ma sœur aînée et moi, presque chaque week-end. Je ne me souviens pas vraiment du premier film que j'ai vu, mais il y a deux films que j'avais à la maison et que j’aimais, je les ai vus un million de fois : Pretty Woman avec Julia Roberts et Richard Gere. Ma mère avait des bottes comme celle de Vivian dans le film, alors quand j'étais petite j'aimais beaucoup rejouer la scène d'ouverture où elle les met face au miroir. L'autre film était Blind Date avec Kim Basinger et Bruce Willis – c’était juste si drôle. C'est comme ça que j'ai commencé à aimer le cinéma, ma passion n’a cessé de grandir.
 
 Pourquoi le cinéma

J'aime le cinéma, car il peut être très différent. Derrière la caméra il y a l’œil humain - la première caméra. Et c’est incroyable comment la vision d'une (parfois plus) personne peut se transmettre et vous faire sentir l'histoire qu'elle souhaite partager, dire, faire sentir. Le cinéma est le médium des rêves, on peut s’identifier aux personnages : pour un temps donné vous pouvez  être quelqu'un d'autre. Et maintenant, comme je fais des études d’analyse et de recherche filmique, il est beaucoup plus intéressant que tout autre média ou les livres. Parce qu'il y a tellement de choses à regarder : détails, structure, récit, image, montage, son, etc.

 Le cinéma que j’aime

Les films que j'aime le plus sont ceux qui laissent un fort arrière-goût. Ceux qui continuent de resurgir dans votre tête de temps en temps et que vous n'oubliez jamais vraiment, parce qu'au moment où vous les avez vus, ils ont en quelque sorte changé quelque chose en vous, en vos pensées, en gros, ils ont laissé une trace. Donc, peu importe le genre, l’essentiel est qu'il doit y avoir un message, un sentiment et j'ai besoin de le voir et de l'absorber.
 
 Mes 3 films préférés

Je ne dirais pas que j’ai seulement 3 films préférés, il y’en a plus, mais je suppose que leur place change selon le moment et la situation dans laquelle je me trouve. Mais je peux citer ceux qui me sont toujours très proches : Martin Scorsese - Taxi Driver, Joseph L. Mankiewicz - All About Eve, Takeshi Kitano - Dolls, David Lynch - Wild At Heart.

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 Le cinéma sur Internet

La plupart du temps j'utilise mubi.com, mais de temps en temps je trouve quelques blogs intéressants à lire. J'aime discuter des films avec mes amis et d'autres personnes dans de vraies conversations, il y a toujours des points de vue très intéressants et des pierres angulaires dans nos discussions. Toutefois, je pense parfois à faire mon propre blog.
 

Faire des films

En ce moment, non, je ne fais pas de films, mais on ne sait jamais ce qui peut arriver, bien que maintenant j’ai du mal à m'imaginer de l'autre côté de la caméra.
 
 Le cinéma européen

J'aime beaucoup le cinéma européen. J'aime l’idée que les réalisateurs de différents pays peuvent transmettre une sorte de vision spécifique et un sentiment des lieux où ils vivent. En outre, les différences culturelles et les habitudes individuelles sont des choses très importantes qui décrivent les films autant que les gens derrière la caméra. Donc pour moi le cinéma européen représente un échantillon du monde où nous vivons.
 
 Se sentir européen

Je me sens européenne et je voyage assez pour ressentir ce que c'est d'être ailleurs. J'ai aussi vécu près de deux ans en Espagne, à Barcelone. Le temps que j'ai passé là-bas m’a montré que je pouvais vivre à des endroits différents, que je peux m'adapter à d'autres cultures et traditions, mais que je reviendrai toujours à la maison, parce que c'est l'endroit où sont ma famille et mes amis les plus proches.
 
 

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Aller au cinéma

Je n'ai pas d’habitudes particulières quand je vais voir un film, mais j'aime surtout y aller aux projections du jour, parce qu'il n'y a pas beaucoup de monde et vous n’êtes pas dérangé comme il arrive souvent. Je vais au cinéma 4 fois par mois, puisqu’en Lettonie, nous n’avons que 3 salles de cinéma et nous n'avons pas un grand choix de films à voir et la majorité sont des films grand public. Je préfère voir les films qui m’intéressent vraiment et qu’il vaut mieux de voir sur grand écran.
 

 

 

 

Aidan Celeste du cinéma St James Cavalier à La valette (Malte)

 

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Fin 2013, je serai diplômé d’un Master en arts appliqués,  cursus qui me permet d’étudier, entre autres, les arts numériques. Je développe ma recherche autour de l’art visuel en m'intéressant à la manière dont les images sont construites dans « l'esprit numérique » de l’œil, un processus auquel je ne peux pas vraiment m'empêcher de penser, ou plutôt, que j’essaie de reconstruire dans un cadre cinématographique.

Mon premier film

Je crois que mes premiers souvenirs de cinéma remontent à un gros plan dans Edward aux mains d’argent de Tim Burton (1990). J’ai gardé en mémoire l’immensité du film projeté sur grand écran. J’ai été élevé dans un magasin de location de VHS sur une petite île dans les années 90, par conséquent mon éducation a plutôt été faite de films commerciaux. Je ne suis pas attiré par les films disponibles en magasin, cependant, j’ai réussi à grandir de manière indépendante, notamment grâce à Internet, et le cinéma n’est pas longtemps resté aussi insipide.

Pourquoi le cinéma

C’est comme si la cinématographie  avait permis à l’intimité de ma propre imagination de s’articuler avec un appareil photo, comme une faiseuse d’image dans la lignée de la vision de la cinéphilie d’Henry Langlois (Henri Langlois: Le Fantôme de la Cinémathèque,  Jacques Richard, 2004).

Le cinéma que je préfère

Faire pleinement l’expérience d’un cadre, comme en regardant Les Harmonies Werckmeister (Béla Tarr, 2000), ouvre un monde au travers duquel on peut voir grâce à l’image animée au-delà de la projection physique et dans le royaume l’expérience quotidienne. C’est comme cela que je succombe à tel ou tel film. Que ce soit par son graphisme, son acoustique ou sa narration, un film vous marque et reste parce qu’il est mémoire partagée, à l’écran et avec des amis ; c’est un sentiment qui advient notamment avec la fiction documentaire, comme par exemple Valse avec Bashir (Ari Folman, 2008). Parmi mes films préférés, il y a ceux dont le vecteur de transmission non seulement prend part à sa propre narration, mais en est également l'un de ses éléments. Que ce soit dans un réalisme strict ou un artifice absurde, le cinéma continue de fonctionner à l'intérieur d'une persistance rétinienne partagée – une caractéristique qui n'est pas sans rappeler l'expérience de sa propre répétition, comme le fit Dziga Vertov en clôture et en ouverture de son manifeste cinématographie que fut "L'Homme à la caméra" en 1929.

Parler de cinéma sur Internet

J’essaie de lire régulièrement des critiques de films dans la presse écrite, de suivre l’actualité des festivals grâce à certains blogs que j’affectionne tout particulièrement et de m’infiltrer dans ces réseaux internationaux grâce à mes propres projets en ligne : www.gamblinginresistance.tumblr.com , un micro-blog dont le thème principal est « l’acte créatif en tant que pari temporel »  et mon propre catalogue en ligne de choses dignes d’être partagées www.saltwatercat.tumblr.com .

Le cinéma européen

Malheureusement, le cinéma européen à Malte reste un acte clandestin, se transmet d’un ordinateur portable à l’autre et peu de films européens sont projetés. C’est pourquoi sur cette île de Méditerranée, un jeune cinéphile n’a pas d’autre option que de pirater. Sans Mubi, Netflix et d’autres cinémathèques en ligne, je me demande comment moi-même je serais parvenu à gagner ma place ici à Venise ou comment j’en aurais même eu la possibilité.

Se sentir européen

Je ne sais jamais comment répondre à cette question.  La plupart de mes voyages se sont limités aux grandes villes européennes, en Italie, en France et aux Pays-Bas mais ma propre langue maternelle, le maltais, laisse à entendre plusieurs influences verbales qui me trahissent souvent auprès des étudiants européens auxquels j'enseigne ma langue officielle, l'anglais. Malte a connu de rapides changements ces trente dernières années et son entrée dans l'Union européenne est encore récente.  Cela explique pourquoi mes parents considèrent encore l'Europe comme un territoire lointain alors que je me sens au contraire plus proche de certaines villes européennes que de ma ville natale.

Ma salle Europa Cinemas

Je représente St James Cavallier, une organisation créative qui nous héberge au sein de sa petite salle de moins de 100 fauteuils, permettant à sa petite communauté créative de faire ce qu’il y a mieux, dans tous les domaines de la production artistique.

Fréquenter cette salle et sortir à la Valette ensuite est souvent synonyme d'échanges avec d'autres cinéphiles, qui fréquentent en général les mêmes endroits.  La salle St James Cavalier sait que le cinéma européen n'a pas assez d'assise à Malte. Malgré ceci, la salle soutient d'autres associations, comme Kinemastik par exemple : http://www.kinemastik.org .

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Dan Veridiana – cinéma Victoria à Cluj-Napoca (Roumanie)

 

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Je m’appelle Dan Veridiana, mais mes amis m’appellent Diana. J’ai étudié les sciences politiques jusqu’au moment où j’ai pris conscience que je souhaitais évoluer dans un domaine qui jusque-là était un hobby : le cinéma.

J’étais très jeune lorsque je suis entrée pour la première fois dans une salle de cinéma. Je m’y rendais avec mon frère (lui aussi cinéphile) et ses amis, j’ai été très affectée lorsque cette salle de cinéma a fermé, faute de spectateurs.
 

J’ai toujours été passionnée par le cinéma, j’aime lire les livres dont certains films sont issus et réinterprétés. Cela me permet de comprendre comment une scène est filmée et véhicule des émotions. Tout cela explique également mon attrait pour les films qui ont pour point de départ une histoire classique mais qui offrent un nouveau point de vue en images comme Sita chante le blues de Nina Paley (2008), Martyrs  de Pascal Laugier (2008) ou Locataires de Kim ki-Duk (2004).

Je n’ai pas l’habitude de donner mon avis sur le cinéma sur Internet, je suis plutôt de la vieille école, à savoir discuter des films avec mes amis, en débattre et découvrir les films ensemble.
 
 L’Europe et le cinéma européen

J’étais au lycée quand j’ai découvert le  cinéma européen, les films que j’ai pu voir étaient souvent passionnants et mettaient en avant des thématiques intéressantes. Ce qui m’a frappé le plus, c’est cette surprenante proximité que j’ai pu trouver dans ces films comparativement à ceux originaires des États-Unis. Aujourd’hui, je me sens beaucoup plus stimulée et impliquée face à une œuvre européenne.

À l’étranger,  j’aime observer les populations. J’essaye à chaque fois de déterminer quelles sont les interactions qui définissent les habitants d’une région ou d’une grande ville européenne. J’observe par exemple leurs habitudes ou ce qui les rend uniques. Je pense qu’effectuer cette démarche me permet de me sentir réellement membre de la communauté européenne et me lie plus facilement aux films européens.

 

 

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Ma salle Europa Cinemas

Venons-en au « 27 project », j’y représente une salle de cinéma qui est devenue une seconde maison pour moi : le Victoria cinema à Cluj-Napoca en Roumanie. Ce n’est pas une grande salle de cinéma, environ 300 sièges mais celle-ci porte une histoire riche de par ses propriétaires, sa programmation et les régimes qu’elle a vu se succéder. J’ai découvert ce lieu il y a deux ans, et j’ai senti immédiatement le besoin de m’impliquer dans sa vie et dans le processus qui a transformé ce cinéma grand public en un cinéma d’art et essai. J’ai apprécié chaque minute de ce tournant, en permettant avec mes collègues de présenter de nouveaux films européens semaine après semaine. Ce lieu est devenu à la fois notre repaire, notre lieu de travail, un lieu de divertissement et tellement d’autres choses encore ! Hélas, la vie d’un cinéma d’art et essai est très fragile et en compétition permanente avec les grands complexes de cinéma. Nous devons tout faire pour conserver nos festivals et nos avant-premières (de films européens pour la plupart) et notre merveilleux environnement… que pourrait demander de plus un amoureux du cinéma ?

 

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Simon Sverin – Södran-Mejeriet à Lund (Suède)

 

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Je suis un mordu de cinéma. Afin de faire face à cette addiction, je regarde des films presque tous les jours, et j'ai aussi étudié le cinéma pendant cinq ans. J'ai terminé mes études tout récemment, par un Master, à la fin du printemps dernier en écrivant un mémoire sur les fainéants et la fainéantise dans les longs métrages. Je suis impatient de commencer à vraiment travailler sur la réalisation de films, ce qui est mon intention dans la vie. À part ça, j'écris beaucoup, je peins un peu et je joue de la musique de temps en temps.
 
 Le cinéma depuis…

Je ne me souviens pas de ma toute première expérience de cinéma puisque je n'avais que deux ans à l'époque. Ma mère m'a emmené voir La Petite Sirène de Disney en 1990 et, vraisemblablement depuis, j'apprécie les images sous l'eau à un niveau dangereusement biaisé : pour moi, une scène sous-marine est une grande scène, quelle que soit sa pertinence ou sa qualité. J’aime aussi les poulpes, mais pas forcément en rapport avec la moitié supérieure de Purple Woman (héroïne mutante de Marvel – n.d.t.).
 
 Pourquoi le cinéma

J'aime toutes sortes de media, de la musique aux jeux vidéo et à la littérature, mais il y a quelque chose de magique dans le fait d’aller au cinéma. Je regarde les films surtout à la maison sur mon ordinateur, mais chaque fois que mon porte-monnaie le permet, je vais au cinéma pour la vraie expérience. Ce n'est pas juste l'odeur du pop-corn et le sol collant qui rendent l’expérience meilleure. L'écran est énorme, le son est excellent et l'ambiance générale est remplie d'un confort irremplaçable qui rend le film deux fois meilleur.
 
 Le cinéma que j’aime

À l'exception de la « toonsploitation », j'aime tous les genres et sous-genres, mais bizarrement, je m’emballe plus pour les westerns érotiques et les vieux films de monstres. Récemment, j'ai développé un curieux penchant pour les films qui semblent s'écarter de tout scénario construit. Las Vegas Parano est un bon exemple de film relativement dénué d’intrigue que j'aime revoir, tout comme Lost in Translation et Napoleon Dynamite.
 
 

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Mes 3 films préférés

Il serait sans doute plus facile pour moi de faire la liste de mes 30 films préférés, mais après une longue marche et une longue réflexion, j'en suis venu à la conclusion que The Big Lebowski est le film auquel je tiens le plus et que je revoie le plus souvent. Cependant, après m’être assis devant l’ordinateur pour écrire ma liste, j’ai changé d’avis. Apocalypse Now n’est pas seulement l'un de mes films préférés, c'est un chef-d'œuvre. D'un autre côté, une liste de films qui ne contiendrait pas Creature from the Black Lagoon me semble, pour des raisons inconnues, incomplète. Peut-être que j'aime simplement trop les images sous-marines.
 
 Parler de cinéma sur Internet

J’aimerais bien participer à des forums en ligne, mais je ne trouve pas le temps pour cela. J'ai écrit sur un blog une fois, mais je donne la priorité au visionnage des films : ceux sont eux qui m’empêche de continuer les blogs.
 
 Faire des films

Voici un clip que j'ai fait il y a un mois: http://www.youtube.com/watch?v=jmAcLpJHDC0
 
 Le cinéma européen

Je pense que l’image que j’ai du cinéma européen est peu ou prou la même que l’idée que la plupart des Américains se font du cinéma européen: un cinéma peu ordinaire, un peu bizarre et difficile à comprendre. Même si je partage la vision américaine du cinéma européen, je le regarde beaucoup plus, mais pas seulement parce que je suis européen. Je suis fatigué des films grand public sans originalité qui se ressemblent tous et sous-estiment leur public en ne laissant presque rien à l'imagination. Le cinéma américain est pour moi globalement une industrie de consommation, alors que le cinéma européen est plus proche du forum artistique.
 
 Penser l’Europe

Quand je pense aux Européens je vois un garagiste pour scooters italien avec un espresso, ou un peintre français avec une cigarette portant un béret, tandis que je me vois plus comme un nettoyeur de neige buveur de café, descendant d’un vieux viking suédois. Chaque fois que je voyage en Europe, j'ai la forte impression d’arriver dans un tout autre monde, ce que je trouve génial. Je suppose que je me sens plus scandinave qu’européen, mais en même temps je pense que s’il reste un peu de sang viking en moi, il est loin d'être bleu glacé.
 
 Ma salle de cinéma

Je représente la salle Frölundabion. Lund est une grande ville universitaire en Suède et il y a beaucoup de cinémas et de ciné-clubs organisés par les étudiants. On a donc le choix entre des films mainstream et des classiques, ce qui me convient parfaitement.

En tant que cinéphile, regarder et parler des films est mon occupation absolument favorite, donc j’aurai du mal à contenir mon extase à la Mostra de Venise. Je vais profiter de tous les genres et de toutes les formes, puisque j'ai tendance à être ouvert sur à peu près tout, dans le domaine des films, en tout cas.

Comme la place de cinéma est vraiment chère en Suède (environ 10 €), je n’y vais que quatre à cinq fois par an, et presque toujours en compagnie d'amis, même si j’aime beaucoup y aller seul. Une fois je suis allé seul à un cinéma en plein air pour voir une projection de Priscilla: Queen of the Desert. C'était la meilleure expérience de cinéma que j'ai jamais eu, sans doute parce que c’était à l'extérieur. À part cela, malheureusement, le cinéma n'est pas un endroit où je vais souvent. Ceux que j'ai fréquenté à ce jour ressemblent à une attraction dans un parc à thème - acheter le billet, faire un tour, et c'est tout.
 
 Même si j'aime l'odeur de pop-corn au cinéma, j'achète rarement à manger ou à boire quand je  regarde un film. Et puis, en Suède, aller au cinéma c’est déjà bien assez cher !

J’aime également rester dans mon siège pour regarder le générique de fin, non seulement pour voir s’ il y a un «rappel» après le générique de fin, mais aussi pour digérer le film en voyant  les gens qui l’ont fait. Enfin, je trouve cela un peu gênant quand on veut me parler du film pendant le film et non pas après. Oh, et j'éteins aussi mon téléphone !
 
 

Bor Pletersek– Kinodvor à Ljubljana (Slovenie)

 

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J’ai 24 ans et je suis étudiant à la Faculté de Sciences Sociales de Ljubljana. En dehors de mes études, j'écris sur le cinéma pour une émission de radio mensuelle et je fais aussi parfois du bénévolat pour des festivals de cinéma locaux, comme Kino Otok/Isola Cinéma et Animateka.

Le cinéma depuis

Je me souviens de fréquentes sorties au cinéma avec ma famille, surtout avec mon frère aîné. Néanmoins, dans mon enfance, ma fenêtre sur le monde des films était la télévision. Récemment, j'ai retrouvé une sorte de journal que j'écrivais quand j'avais sept ans et j'ai été surpris de voir à quel point j'avais passé du temps devant la télévision. Une décennie plus loin, j'ai trouvé un refuge improvisé contre mon angoisse d’adolescent dans la littérature, la musique et, bien sûr, le cinéma. À ce moment-là je suis devenu très intéressé par tous les aspects du cinéma, découvrant sa riche histoire point par point, et voyant pour la première fois des classiques dont je ne soupçonnais même pas l'existence. Heureusement, cela continue d’arriver !

L’éducation à l’image

Les programmes scolaires, malheureusement, n’accordent pas beaucoup d'attention au cinéma, aux films ou même à la vidéo, en tant que moyen d'éducation. Je crois que le cinéma est encore perçu comme une forme « vulgaire » d'art, dans les esprits des responsables des politiques éducatives slovènes. Cela étant dit, dans les dernières années beaucoup a été fait au sujet de l'enseignement du cinéma et, espérons qu’un jour les élèves des écoles primaires et secondaires auront la possibilité de suivre un cours de cinéma.

Pourquoi le cinéma

J'aime passer du temps dans le désert des images. Le cinéma, comparé aux autres formes d’art, est encore très jeune et possède un grand potentiel d'avenir. Il peut être beaucoup de choses: un instrument pour explorer et analyser les réalités sociales dans lesquelles nous vivons, une expression de nos rêves les plus intimes, un grand divertissement, de la propagande ... La question de la « préférence » me paraît étrange, d'autant plus que, le cinéma et la littérature sont étroitement liés avec autant d'évidence. Je me souviens que Peter Greenaway a dit une fois que le cinéma avait commencé avec Le Caravage, Rembrandt et tous les autres « maîtres classiques de la lumière ». Cela étant dit, chacun de ces media est très différent des autres et exige une approche autonome.

Je cinéma que je préfère

Je ne peux pas spécifier un «type» de cinéma préféré, puisque j'ai un penchant pour tout, des films d'horreur à petit budget au cinéma transgressive-queer, en passant par les productions artistiques les plus pointues. Je dirais que la seule chose que j'apprécie le plus dans un film est son honnêteté et une certaine sensibilité envers son public en tant qu’êtres pensants.

Mes 3 films préférés

Je partage probablement l'incapacité de répondre à cette question avec plusieurs autres personnes des "27" de cette année. Si je regarde juste les deux dernières années, je peux citer plusieurs films qui ont eu un fort impact sur moi. Grâce aux rétrospectives de la Cinémathèque Slovène, je me suis familiarisé avec les œuvres du cinéaste et activiste français Sylvaine George, et avec ceux du maître japonais Seijun Suzuki. Récemment, j'ai eu le plaisir de voir deux films-fleuves d'un merveilleux réalisateur philippin Lav Diaz, Siècle des Naissances (2011) et Florentina Hubaldo, CTE (2012). J'ai également été impressionné par la séquence finale de la trilogie Whores Glory (2011)de Michael Glawogger – une œuvre signe des temps, ceux de la mondialisation. Une des meilleures surprises de cette année - puisque c'était le premier et à ce jour le seul film de Benoît Jacquot que j'ai vu - était Au fond des bois (2010).

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Parler de cinéma sur Internet

Je ne participe pas à des forums et je n'écris pas de blog. Je lis certains magazines de cinéma en ligne, comme Senses of Cinema. En général, je dirais que je suis un membre fervent, bien que passif de la communauté Internet.

Le cinéma européen

Pour moi, le cinéma européen représente la meilleure synthèse culturelle obtenue à partir d'un large éventail de nations qui ont appris à coexister après des siècles d'effusion de sang. Il est également responsable de certaines des innovations cinématographiques les plus importantes du 20e siècle et probablement notre seule possibilité d’opposition légitime à grande échelle contre la production hollywoodienne.

Être européen

Quand j'étais au lycée, j'ai beaucoup voyagé à travers l'Europe, surtout dans les capitales européennes. Mon plus long séjour à l’étranger, c’était à New-York, pendant 5 mois ; je travaillais comme ouvreur et projectionniste à l’Angelika Film Center. En ce qui concerne le sentiment européen, je ne peux que paraphraser le discours de mon écrivain préféré Danilo Kiš, quand il a reçu le prix Ivo Andric en 1985: « Rien n’existe sans notre terre et je ne peux vivre ni avec, ni sans elle ».

Ma salle Europa Cinemas  

Construit en 1923, Kinodvor a une histoire intéressante. Le premier film à y avoir été projeté était Der Junge Medarus, d’après le roman d'Arthur Schnitzler, réalisé par Michael Kertesz qui plus tard allait tourner Casablanca. En 1935, le cinéma a été rebaptisé Kino Sloga (du nom de l’association culturelle des chemins de fer qui l’avait repris). Dans les années 1980, le Sloga était célèbre pour la projection de films pornographiques. De nos jours, Kinodvor est orienté vers le « cinéma-événement », programmant du cinéma d'auteur et accueillant des tables rondes et des conférences. Kinodvor est également bien connu pour son programme pour les enfants et ses ateliers (Kinobalon). Il est un lieu intime aux antipodes des multiplexes de la périphérie de Ljubljana, avec un magnifique café et beaucoup de gens intéressants et beaux.
Je vais au cinéma assez souvent et mes habitudes sont simples et pas vraiment intéressantes. Elles consistent uniquement dans le café et la cigarette obligatoires avant la projection. Et aussi, j’aime m'asseoir au premier ou au deuxième rang. Évidemment pendant les festivals de cinéma c’est plus intense et divertissant. Je tiens à remercier Europa Cinemas, entre autres, pour m'avoir permis de participer à l'un des festivals les plus célèbres au monde.

Lenka Kuchtová – cinéma Lumiere à Bratislava (Slovaquie)

 

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Je suis diplômée, depuis août, de la Faculté de cinéma et télévision à l’Académie des Arts du Spectacle de Bratislava, avec une spécialisation en théorie du cinéma et de la télévision dans la théorie. Je travaille pour l'Institut Slovaque du Film, au service des archives (Slovak National Film Archive). J'ai également travaillé comme assistante au Centre National de la Cinématographie dans les domaines de la promotion du film slovaque, en aidant à promouvoir les films et le secteur audiovisuel slovaques sur les marchés internationaux importants (European Film Market à Berlin, le Marché du Film à Cannes). J'ai aussi travaillé pour Film Europe Media Company en tant qu'assistante à l‘organisation d‘événements cinématographiques spécialisées.

Le cinéma depuis...

Je vais au cinéma depuis toute petite. Je me souviens y être allée avec mes parents quand j’étais petite, mais ma fréquentation du cinéma est devenue plus intense et régulière vers l’âge de dix-sept ans. Les enseignants de mon école primaire et secondaire préféraient aller au théâtre, dans le cadre d'actions éducatives, plutôt que d'aller au cinéma.

Pourquoi le cinéma

J'aime les histoires racontées en images en général. Je pense que le cinéma est l'expression artistique la plus sensible. Au premier abord il semble être très proche de notre réalité, le monde réel, en raison de sa propre substance – la narration par les images animées. Bien sûr, ce n'est pas la vraie réalité et ce faux reflet de la réalité émerge grâce à la percepion du spectateur. D'autre part, le cinéma peut donner à voir une abondance de mondes fictionnels dans des formes concrètes.

Le cinéma que j’aime

Je ne préfère pas de genre particulier, parce que mes préférences dépendent de mon humeur et de mon état psychologique du moment. Mais je n'aime pas les films d'horreur. Les films qui montrent des lieux ou des situations inconnus, ou révèlent des problèmes sociologiques ou psychologiques complexes sont très importants pour moi.

J'aime les films slovaques classiques, bien sûr, et le fait que nous ayons récemment essayé de marcher par nous-mêmes et de trouver de nouveaux moyens d'expression artistique et de production cinématographique. Je suis contente que le Fonds Audiovisuel pour le financement de projets à différentes phases de la production et de la distribution cinématographique ait finalement vu le jour et puisse offrir une aide financière pour les réalisateurs et les opérateurs travaillant dans l'industrie cinématographique slovaque.

Mes 3 films préférés

C'est vraiment une question difficile. Je n'ai pas 3 films préférés, mais je peux dire que j'aime les films de Xavier Dolan, la poésie cinématographique de Roy Andersson et le sens de l'humour de Jacques Tati ou de Woody Allen.

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Parler de cinéma sur Internet
Je ne participe pas à des forums cinématographiques en ligne et je n'ai pas de blog.

Faire des films

 J'ai fait un seul film, dans le cadre de mon Master et je ne l'ai pas mis sur Internet.
 

Le cinéma européen

On dit que le cinéma européen a plus de valeur artistique que l‘américain. Je ne le pense pas. Il est vrai que le cinéma américain a une plus grande tradition dans les  genres cinématographiques et le cinéma européen a une tradition de films intimes, sur des sujets relationnels, mais les différences s'estompent. En outre, je pense que le cinéma européen devient beaucoup plus multiculturel, grâce au système politique de l'Union européenne et en raison du nombre grandissant de coproductions.

Se sentir européen
Ça peut paraître bizarre à dire mais je pense que je me sens européenne, parce que je peux encore sentir le poids de l'histoire communiste en l'Europe de l‘Est, en particulier pour mon pays. Je n'ai jamais vécu à l'étranger, mais j'ai beaucoup voyagé et j'ai séjourné dans des pays étrangers pendant plus d'un mois.

Ma salle Europa Cinemas

Je représente le cinéma Lumière qui est la salle de l’Institut slovaque du film et a été fondé pour montrer non seulement des films slovaques classiques et contemporains mais aussi des films européens d’art et essai et des films américains indépendants. J’adore aller découvrir de nouveaux films au cinéma et le Lumière est le meilleur endroit de Bratislava pour ça. Surtout, il propose un espace pour les cinéphiles qui veulent voir autre chose que du cinéma „commercial“.

J'essaie d'aller au cinéma au moins deux fois par semaine et j'aime y aller seule. Quand je rencontre quelqu'un dans le cinéma j'aime aller boire un verre après la projection et discuter sur le film. Et la salle de cinéma est certainement un endroit idéal pour passer mon temps libre.

 

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